dimanche 18 janvier 2009

Les coups de Paddle du mois (un paddle, c'est une manette, bande d'incultes !)


Ayant un peu brutalement coupés les ponts avec mes amis virtuels de Persona 3 (après que nous ayons conjointement empêché l'apocalypse et réussis nos examens de fin d'année !), la faute à un "The End" sans complaisance, et vu que vous ne postez jamais le moindre commentaire, j'ai dû leur/vous trouver des remplaçants à la hauteur de cette foire des ténèbres. Je me suis encore donné beaucoup de peine pour les trouver hors-clous (une vieille phobie), mais en fouinant un peu, j'ai dégoté de nouvelles perles rares dont les heureux auteurs sont sans doute en train de se reposer dans les non moins heureux jardinets ensoleillés de l'asile d'Arkham, où ils essaient sûrement de mordre des formes-pensées-chats-garous invisibles pour leur transmettre la rage (à moins qu'ils ne travaillent sur un nouveau scénario ?) (peut-être font-ils les deux à la fois, du reste).

Shadow Hearts : from the New World (troisième opus de la série) vous propose, pour moins de vingt misérables petits euros, de vous envoler sans tarder pour les Etats Unis du début du XXème siècle, et de découvrir en touriste les principaux hauts lieux géographiques et historiques du Nouveau Monde. D'Alcatraz au Grand Canyon, en passant par Roswell et le Machu Pichu, vous arpentrez de long en large (mais surtout en travers) cet univers en construction, sur les traces sanglantes d'un mystérieux serial killer et de la jeune femme qu'il escorte, tout en repoussant les assauts d'immondes créatures d'outre-dimension avides de carnage et de chair humaine. Ceci, avec l'aide (excusez du peu) d'une indienne blonde à forte poitrine qui combat en string, d'un indien pas blond à tablettes de chocolat qui fait du kung-fu avec ses revolvers, d'un retraité excentrique ayant appris l'art du Ninja en Amérique du Sud (sous la houlette d'un chat géant qui parle), ledit chat géant qui parle, suppléant-parrrain-de-la-mafia pour Al Capone (et future star d'Hollywood), Gothique Lolita Vampire nantie de sérieux problèmes de métabolisme et Joueur de guitare pistolero au grand coeur façon Antonio Banderas. Le ton est donc donné pour ce jeu de rôle aux faux airs de Survival Horror, dont l'ambiance hésite constamment entre le dark/glauque et le délire frénétique survolté à la japonaise (sans parler d'une touche de "sexy" permanent qui, bien qu'élégante, donne "fiévreusement" l'impression de jouer aux pages illustrées d'un numéro de FHM) (les japonais en charge de la programmation ont à coup sûr ouvert un bureau d'étude "mouvements poitrines et décolettés", avec recherches sur le terrain et bénévolat à la clé ! Parce qu'ils se sont appliqués, ça, c'est sûr !)...
Pourredonner dans le festival d'adjectifs : déconcertant, exhubérant, inventif, affligeant, stylé, rythmé et totalement absurde, le jeu oscille donc entre gravité sinistre et hallucination façon Wayne's World, sans que la sauce ne prenne jamais vraiment (trop de disparités), mais avec une absence de complexe et un chaud-et-froid aussi constant que savoureux. Le système de jeu, lui, est intelligent et dynamique, la réalisation de luxe rivalise avec celle d'un Final Fantasy X. Seule la durée de vie pèche un peu, mais à ce prix, la curiosité vaut le détour (pour les "amateurs de") (curiosités) (et/ou strings).


(Là, ce sont les méchants. Oui, je préfère préciser quand même, je ne sais pas pourquoi...)

To the trailer : http://fr.youtube.com/watch?v=TmBM2cmmXzI

Et pour les dubitatifs qui douteraient que c'est "hot" : http://fr.youtube.com/watch?v=_EHEWImuIvs&feature=related

(Comment ça, "pppfff, j'ai vraiment rien vu, il m'en faut peu ?")

("mais absolument !")

(et d'ailleurs, je ne verrai jamais rien, parce que j'aurais trop peur d'être déçu, maintenant ! "Comment ? Les vraies femmes ne voient pas régulièrement leurs vêtements disparaitre en musique et se couvrir de tatouages mystiques ?") ("a quoi ça sert d'être une femme, alors ? !") (toutes mes représentations du monde s'effondrent dans l'instant !).

A l'opposé : Steambot Chronicle. Jeu-monde apparenté (de loin dans le brouillard) à l'Action RPG (ça va. J'ai quand même le droit de jouer les Hardcore Gamer, mince alors ! J'suis sur mon blog, que je sache !), dans lequel vous incarnez un jeune amnésique aspirant à... retrouver une vie normale (! Mais oui mais oui !), jouer de l'harmonica dans les rues, jouer au billard dans les bars, louer une chambre à l'hôtel pour la meubler selon ses goûts (j'en passe et des meilleures) et traverser de grands espaces hostiles dans le cockpit d'une Trotmobile, véhicule rudimentaire à mi chemin entre le robot et la voiture début de siècle (précédent), carburant à la vapeur et faisant le bonheur de ce petit monde pré-industriel plein de gaieté, de charme, de naïveté, de lumières, de poésie et de richesses insoupçonnées.

Jeu hybride créé par une équipe de passionnés (ça crève les yeux), Steambot Chronicle se distingue par la liberté qu'il entend donner à son joueur et la substance qu'il entend conférer à son univers. Les décors sont certes un peu lisses, les personnages bougent certes un peu comme des playmobiles, le maniement des Trotmobiles est parfois d'un délicatesse proche du masochisme, mais qu'à cela ne tienne, tout cela est furieusement orginal, frais et d'une excellente tenue générale... Surtout pour les 6-8 euros auquel il est vendu !

Trailer Chronicle (choupimimi) : http://fr.youtube.com/watch?v=NkVNbOejKc4


Alors ? C'est qui le meilleur ?

3 commentaires:

Corto a dit…

J'ai commencé Steamboat Chronicles et je confirme : il n'y a pas d'héroïnes en string pour le moment. Pfffouuu c'est nul ce jeu.

L. a dit…

Personne n'est parfait.

C'est valable aussi pour les jeux vidéos. dans l'autre, par exemple, il n'y a pas de Trotmobile.

Or un jeu peut-il vraiment être considéré comme un jeu, dès lors qu'il ne propose pas de Trotmobile, mmmh ? !

Corto a dit…

J'ai un bon succès à la trompette avec cette chanson de Steamboat Chronicles !