mercredi 31 décembre 2008

Bonne Année à Tous !

Une fois n'est pas coutûme, rangeons monocles et jambes de bois !

Soyons "in", soyons chébrans, soyons "tra-di-tion-nels" ! Comme les fêtes sont le temps privilégié des cadeaux, de surprises, des scintillements, des guirlandes, des rires aux éclats et/ou des dépressions nerveuses carabinées (avec option carabine, donc), permettez-moi de ne pas être long ce soir (lol) et de vous souhaiter à tous et à toutes (Ashu, Astrale, Bassiste, Corto, Dav', Delphine, François, Grim, Lollipauline, Miss P., Pépère, P'tit Moi, Seb, Soph', ...), et toutes celles et ceux qui passeraient par là (les pauvres) (d'autres dépressifs, sans doute), ce qu'on souhaite dans ce genre de circonstances (tm) :


"Fortune, Gloire et Vie Eternelle !"
(minimum)

Pour se quitter et se retrouver sous les meilleurs auspices, pour la première fois sur ce blog, rien-que-pour-vous-parce-que-je-vous-aime, un vrai cadeau !

(Immanquable, par conséquent !)
Moi qui cherchais comment vous dire...

Tout y est pour que vous passiez un excellent moment (surtout si vous êtes un rien pompette !) : rimes riches, scansion parfaite, envolées lyriques, finesse du jeu d'acteur... Promis : un vrai grand moment de bonheur à savourer au deuxième degré !

*



Ne regardant pas à la dépense, surtout quand c'est plus ou moins gratuit, j'ajoute à cela quelques e-cards de voeux personnalisées qui feront le bonheur des petits et des grands, et que je vous invite à faire circuler auprès de ceux que vous aimez !
ô joie, ô désespoir, il y en a pour toutes les grandes occasions ! Ainsi :
Souhaiter à un ami de passer un réveillon "mortel" (hein Corto !) :

Oh... Comme c'est gentil ! !

(C'est ce qui s'appelle "avoir une pensée particulière pour...")


Faire partager un peu du soleil estival des dernières vacances en province :

(Oui. On a faim)


(Des gens bien accueillants, ces Breyssans, sans rire ! Et ils font une salade de groin à tomber par terre !)


Ou encore, même, souhaiter son anniversaire à un proche dont on a rien à f... malencontreusement oublié l'âge exact :

(après tout, c'est l'intention qui compte, non ?)

(C'est bien vrai, ça, qu'ils ont l'air sincères, les p'tits loulous ! !)


Merci qui ?
Merci Papa No-L. !
Allez, à l'Année Prochaine, les Gens !

Le coup de coeur d'un soir-charnière



Pour terminer l'année (ou la commencer, selon de quel côté de la frontière vous me lisez !) l'oeil qui pétille, le sourire en bandoulière et le coeur qui bat ultra-bright, rien de tel qu'une petite friandise japonaise à déguster sans modération. Et pourquoi pas la boîte, même, en période de fête ?


La boîte, ici, s'appelle Tokyo Marble Chocolate, et elle tient autant de la petite douceur cacoéfiée que de la mignardise.

Le principe ? Deux petits jours, une tranche de vie, une toute petite histoire d'amour (au sens "immense" de "petite"), tatônnante, simple, touchante, maniérée mais authentique, en deux épisodes de 25 minutes, l'un intitulé "lui", l'autre intitulé "elle", qui ne se suivent pas mais ont lieu... simultanément ! Deux points de vue, donc, sur les mêmes évènements, les mêmes incompréhensions, les mêmes quiproquos, les mêmes "manqués", les mêmes hésitations, à cet effrayant point-charnière de toute relation où l'on bascule du "jeu" au "je", et de ce "je" au "nous". En guise de Cupidon, entre les deux, un petit âne espiègle aux faux airs de punk à l'ancienne, comme seuls les nippons savent en inventer (j'espère)...

Première oeuvre coup-de-coeur en forme d'exercice de style (qui n'est pas sans rappeler le remarquable - mais pas remarqué - "Martha, Daniel, Frank et Laurence"), ce dyptique insolite célèbre de bien belle manière les vingt ans des sociétés Production I.G. et BMG Japan, en se démarquant par son originalité narrative et sa fluidité, mais aussi par son incontestable élégance graphique : décors pastels, personnages longilignes aux oreilles en anse de marmite... Déconcertant de prime à bord, mais il suffit que tout s'anime pour que le spectacle se transforme en un vrai bonheur de chaque instant (de chaque seconde, même), tout aussi élégamment mise en valeur par une bande musicale minimaliste et réjouissante.


On regrettera donc que chaque épisode n'ait pas bénéficié de son quart d'heure supplémentaire et que la relative briéveté de ces deux opus ôte en épaisseur à l'ensemble, et on excusera en passant quelques facilités scénaristiques qui, par chance, n'enlèvent rien à la qualité de l'écriture comme de la mise en scène.


Une fantaisie d'auteur, réaliste de la plus naïve (au sens positif du terme) et irréaliste des manières : charmant, charmeur, habile, touchant.


Aussi euphorisant qu'une boîte de chocolat... Les calories en moins !

Pour se mettre dans l'ambiance, double trailer à goûter ici, sans complexes :

Lui : http://fr.youtube.com/watch?v=UdicRlhDCw8

Elle : http://fr.youtube.com/watch?v=9tc3wlEXGgE&feature=related

Reject Phase

Parce que mes promenades en ville se font toujours après le coucher du soleil, accompagné de Psyché, de l'Esprit Millénaire de la Mélancolie et du fantôme des Noëls à venir, entre les barreaux d'une cage de ténèbres, avec une insupportable sensation de décalage pesant sur ma poitrine (peut-être faudrait-il que j'arrête de ne sortir que quand il fait nuit noire, aussi. Mais sans obscurité, comment ferais-je , moi, pour séduire ?) (ceci étant, effectivement, pour ce que je séduis...), je ne peux qu'en profiter pour élaborer de nouveaux pitchs riches en ombres chinoises. Le dernier en date ? Un volontaire mélange de X1999, de Death Note, de Lost, de certains de mes anciens scénars, de slasher movies et même... de Matrix ! (bonjour le gloubiboulga !). Comme souvent, j'ai commencé à broder sur cette fameuse sensation de décalage et je me suis demandé ce que je ferais si je devais écrire un Matrix-Like (torturé, quand même, le gars, pour tomber aussi bas !). Cinq minutes plus tard, ça a donné "Reject Phase", version dark de mon précédent "Crimson Wings" (à découvrir sur le Feather Site, en lien à droite. Mais si , allons !). Une fois de plus, du très classique sur le fond du fond, mais une toile de fond du fond du fond propre au développement de ramifications pyscho-évènemento-tragiques beaucoup plus personnelles.


Tout commence par un fait divers sordide, un drame de bas de page dans un journal local. La mort violente d'un adolescent sans histoire, dans des circonstances aussi grotesques que dramatiques, alors qu'il venait de décrocher un rendez-vous avec la fille dont il était fou amoureux. Cette mort "accidentelle", passée inaperçue, attire malgré tout l'attention d'une dizaine de personnes, éparpillées au quatre coins du globe, isolées les unes des autres mais qui semblent partager un secret commun. Des individus comme il y en a des milliers, en apparence, mais avec quelque chose d'étrange, comme une froideur, une distance incompréhensible... Différents mais semblables. Désunis mais liés. Chacun avec ses secrets, ses zones d'ombres et sa façon de concevoir l'existence idéale. Certains sont ennemis, d'autres presque amants. Certains méprisent l'humanité, d'autres n'aspirent qu'à s'y fondre. Certains aspirent à la rédemption, d'autres à la vengeance. Lorsqu'une seconde victime les amène à se regrouper, le doute n'est plus permis : leur passé est en train de ressurgir, les tragédies s'enchaînent, les masques se craquellent, le vernis cède. Quelqu'un semble décidé à les éliminer tous, un par un. Quelqu'un qui les connaît, qui sait ce qu'ils sont, d'où ils viennent et pourquoi ils se cachent. Quelqu'un qui, comme eux, peut manipuler la réalité. Quelqu'un qui n'hésite pas à utiliser leurs proches, leurs familles pour les prendre à ses pièges mortels. Mais qui, dès lors, sinon... L'un d'eux ? Entre machinations et paranoïa, élans d'héroïsme et règlements de compte, qui survivra à l'hécatombe, quand l'adversaire est si habile et si insaisissable ?

Et, d'ailleurs, cet adversaire qui ne laisse aucune trace...

Existe-t-il véritablement ?

lundi 29 décembre 2008

C'est (pas) bon-pour-le-mo-ral ! (mais à quoi vous vous prépariez, franchement ?)

... A ce que je vous chante l'intégrale de la Compagnie Créole, peut-être ? Tssss, c'est bien mal me connaître ! (et encore me connaître trop bien, effectivement !).

Comme annoncé en en-tête d'un précédent billet du même acablant acabit, premier véritable épisode d'une série de textes courts écrits il y a quelques années de ça, histoire d'y voir plus clair, en forme d'auto-pseudo-psychothérapie gratuite et, par conséquent (il paraît), tout à fait inefficace ! Attention cependant : sincérité oblige, c'est encore plus indigeste que d'habitude ! (gardez le Dulcolax a porté de main, on ne sait jamais, ça pourrait servir !)




SEANCE 1 :

Il y a une histoire que mes parents me racontaient souvent lorsque j’étais enfant et que j’aimais beaucoup, celle du « vilain petit canard »...

Peut-être parce qu’au fond de moi, sans me l’avouer, je me sentais comme ce vilain canard (seul, maladroit, différent), ou peut-être parce que c’était le contraire, au fond, parce que je pressentais des grandeurs en moi qui - comme dans l’histoire - écloraient un beau jour. J’aimais particulièrement la morale, parce que pour moi, c’était ainsi que la vie devait être : fondamentalement et profondément « juste ». On pouvait bien traverser mille épreuves, alors, se heurter à mille autres obstacles, souffrir, tomber plus bas, toujours plus bas, il fallait que toutes ces épreuves mènent à une fin heureuse, à une fin « méritée »...

J’aimais particulièrement la morale, c’est vrai, mais je sentais pourtant qu’au-delà des mots, au-delà des illustrations multicolores, il y avait comme une ombre, quelque chose qui ne collait pas, quelque chose d’illogique, quelque chose qui - oui ! - n’était pas « juste », en fait.

Car que nous raconte cette histoire, en fait ?

Le vilain petit canard naît différent et forcément, il se retrouve mis à l’écart, sujet de moqueries, de sourires méprisants et de regards blessants : il n’est pas beau, il n’est pas très gracieux, pas très adroit, pas très « canard » et c’est ce qui lui vaut d’être rejeté. Ce, jusqu’au jour… Jusqu’au jour où, en grandissant, enfin, il devient un cygne magnifique, plus beau, plus gracieux, plus adroit que tous ses frères canards qui, hier, se moquaient si ouvertement de lui et qui, aujourd’hui, ne peuvent plus que l’envier non moins ouvertement.

Et voilà : « Tout est Bien qui finit Bien ». Sauf que…

Parfois, il arrivait qu’avec mes parents, nous allions nous promener au bord du lac d’Annecy, flâner au bord de l’eau et là, nous nous arrêtions systématiquement pour regarder nager les cygnes. C’est vrai qu’ils étaient « beaux », dans tous les sens du terme : blancs comme la neige, altiers, superbes, d’une élégance princière…

Comment ne pas les admirer, alors, comme l’on admirerait une vitrine de jouets de porcelaine ou de fragiles esquisses de perfection ? ! Plumes et duvets, flocons de rêve, poèmes faits battement d’ailes… En apparence.

Parce qu’au-delà de l’apparence, de sa grâce et de sa beauté, le cygne est un animal colérique, « mauvais » et particulièrement agressif, dont il vaut mieux ne pas s’approcher si l’on ne veut pas recevoir un coup de bec malveillant. Le décalage entre « ce que je voyais » et la réalité m’a beaucoup intrigué. Avec le temps, j’ai fini par me demander : pourquoi la Nature avait-elle créé un animal si beau pour ensuite cacher derrière sa beauté un cœur si noir, si malveillant ? Pourquoi tricher ainsi avec les apparences ? Pourquoi mentir et laisser croire à une infinie majesté pour dissimuler au-delà tant de bassesses ?

Peut-être…

Que c’était une leçon que j’étais censé retenir ? ! Peut-être, au fond, valait-il mieux n’être qu’un vilain petit canard et le rester sa vie entière, plutôt que d’être un cygne en devenir ? ! Peut-être valait-il mieux ne pas être « beau » si être beau, c’était devenir mauvais, et peut-être que ce qui comptait, en définitive, ce n’était pas ce dont on avait l’air, ce que les gens voyaient en nous mais ce que l’on était, au fond de notre cœur ?

Une chose était sûre : je me sentais peut-être comme le vilain petit canard de cette histoire mais jamais, jamais, jamais (au grand jamais), je n’accepterais d'être un cygne.

Scéno - L.

Rien que pour ton extase, lecteur : petite scénographie du L. au naturel, en version "festivités homonymes" ! Entre flonflons, guirlandes et refrains avinés, pris sur le "vif", comme on dit en jargon de la profession (chasseur de prime), jovial, limite pompette, respirant la joie de vivre entre deux apnées de "cache-ton-bonheur"...

Jugez-vous même ! (Puis condamnez ! L'un ne va pas sans l'autre, ici !)

A gauche, donc : débalage de cadeaux. (Inévitable) sourire aux lèvres, à l'aise (comme il se doit) dans un canapé bien moëlleux (en bon gros carrelage tout dur), dans une position rien moins que détendue (puisque naturelle, elle aussi), L. découvre son nouveau Death Note tout neuf (il n'avait plus de pages au précédent), sous l'oeil attentif (et rétro-éclairé) de son dieu de la mort personnel (un petit stagiaire dans le panthéon).

Ci-dessous, déjà, l'influence maléfique du Death Note commence à se faire sentir : on découvre figé sur les traits (non moins figés, et pas à cause de la photographie !) du L. un vrai sourire de bon enfance façon "Light Yagami fête sa deux centième victime" (champaggggneee !), assortis à des yeux bleus électriques qui n'auront jamais paru aussi rouges, cependant !

Deux étranges excroissances frontales viennent compléter ce tableau de cauchemar, suite à une tentative ratée de la part des humains présents dans la pièce pour se débarrasser de lui et/ou suite à une de ses traditionnelles poussées de malveillance aigüe .


Mais malgré les effluves de joyeuseté, les rires juvéniles et l'urticaire sévère qu'ils lui inspirent, le L. sait aussi garder son sérieux et sa contenance de tous les instants, comme en témoigne ce dernier cliché (qui bénéficie pour ce faire d'une protection rapprochée de la part de la police). A aucun moment, il n'oublie que "le monde n'est pas beau" et que "les gens ils sont méchants". Il a une pensée toute particulière pour les nécessiteux qui, du jour au lendemain, perdent leur 50 milliards (après les nouveaux riches, les nouveaux pauvres !), il se demande comment ils vont bien pouvoir réapprendre à vivre, comment ils vont faire pour se déplacer sans jet privé, comment ils vont parvenir à garder leurs amis et leurs femmes de trente ans plus jeunes, et il s'indigne que, même le jour de Noël, il y ait encore tant d'injustices.

"C'est dégueulasse", pense-t-il, faussement stoïque... Et pas seulement parce que le foie gras sur la table à été ouvert la veille.

L. est un humaniste...

A défaut d'être humain.

(Vous avez les photos ! Vous voulez quoi d'autre, franchement, comme preuves manifestes ?)

L'anecdote de Noël de Tonton Balourd

(comment ça, il craint, mon intitulé ! ? Sachez, braves béotiens, qu'au départ, j'ai failli le prénommer "Memorable Quote... de Porc", alors franchement, d'une, on gagne au change et, de deux, je n'ai pas volé ce nouveau surnom !)

Authentique :

Alors que j'errai entre chien et loup, au coin d'une ruelle encombrée de nuit, de froid et de visages fermés, deux petites filles de trois-quatre ans apparaissent tout à coup dans l'éclat d'un réverbère et se courent joyeusement après sur un bout de trottoir, quand soudain, l'une d'elle crie à l'autre :

"Attention !
Si jamais j'arrive à te toucher...
Je te vole tes pouvooooooirs !"

Cro Mignon !

Je n'ai pu retenir un sourire fugitif, mais sincère (je me suis claqué les muscles de la joue, forcément. Ils n'ont pas l'habitude, les pauvres), surpris que les enfants d'aujourd'hui soient aussi précoces. Moi-même, en effet, je n'ai pas commencé à voler des pouvoirs avant mes 8 - 10 ans... Et je les ai toujours rendus après !

(Une question d'éducation, sans doute)


Une fois mis au courant (du 220, c'est tout ce qu'il mérite !), l'ami Corto a déclaré de son côté qu'il n'y aurait ici une "bonne anecdote" que si (je cite) "l'une des deux fillettes en question s'était avérée être en réalité un seigneur-vampire millénaire au coeur en putréfaction et si elle avait arraché la jugulaire de l'autre dans un grand bouillonnement de sang".

On a beau beaucoup s'aimer (avec du ketchup), on n'a décidément pas la même définition du mot Kawaii !

Mais qu'à cela ne tienne ! A la grande surprise des seigneurs vampires millénaires, ledit Corto a ouvert son nouveau blog, et je vous invite à aller y jeter un oeil attentif, plein d'émotion et/ou de rétine (voire à aller l'y mordre à la jugulaire, pour lui faire plaisir !), parce qu'en matière de prépublication, c'est du-tout-bon (mais chut ! Il paraît que ça-n'en-est-pas !) ! Je me suis laissé dire qu'en plus, c'était open bar toute l'année ! (et en lien à droite, comme d'habitude !)...

*

L'autre anecdote de Tonton Balourd de la semaine, c'est qu'un quidam d'une cinquantaine d'années m'a abordé dans la rue pour un sondage destiné aux... "15 - 20 ans" ! LOL.
(Pour votre gouverne, j'en ai 32, quand même !)

dimanche 21 décembre 2008

L. change the L.ogo

Ne reculant devant aucun défi (aucun défi n'étant à sa mesure, hélas), après avoir triomphé du "Logos" si cher aux anciens grecs (ha, ha, quels losers ceux-là !), ton bon maître L. se lance maintenant (avec le talent qu'on lui connaît) dans le design de logos.

Son premier essai en la matière aura consisté à réaliser celui du groupe fictif CyclopEspion, mené de main de maître par le multicasquette Thomaxe, l'homme aux mille pseudos, alias - notamment - "Bassiste contre" (en double lien à droite, avec une nouvelle chanson en français !), journaliste au mythique New York Waste, frère de L. de son état (quelle chance, n'est-ce pas ? !), expatrié de ses états (unis ! Peut-être y'a-t-il un lien avec l'incise précédente, qui sait ?), dépressif chronique, tatoué Ramones et grand ami des stars. Il fallait donc une Oeuvre à sa hauteur (ne serait-ce que pour la compétition !) :

Bien sûr, estomaqué jusque dans tes genoux, tel un Yorkshire aux abois (enfin, "aux japements", le cas échéant), tu te demanderas sans doute "mais coooooomment a-t-il fait ?", ce que tu ne manqueras pas de ponctuer par un "quel gééééénie !!!!!" admiratif. A force, toi comme moi connaissons la chanson, n'est-ce pas ? ! Mais comme je t'aime beaucoup beaucoup, petite fourmi industrieuse, j'ai décidé d'un commun accord avec moi-même (après trois semaines de négociations houleuses) de te révéler quelques secrets de tournage : ouvre grand tes esgourdes et tu n'entendras rien ! Si tu veux savoir, il te faudra "lire". Et quel est l'impudent qui a osé dire "Oh, non ! Encore ? !"

Mais cessons les bavassages, voulez-vous, et passons aux choses sérieuses. Les choses, c'est vous. Le sérieux, c'est moi. La preuve :

Cyclope Espion étant initialement, il faut le savoir, le nom d'une marque de judas (ça sonne mieux qu'Iscarioth, quand même, sauf aux oreilles de Corto, évidemment, vu que c'était son meilleur pseudo), je suis parti de cette idée et j'ai prolongé celle du cyclope pour donner au logo l'inévitable forme d'un oeil stylisé, où le C et le E s'opposent en iris inversé selon un rapport Yin-Yang.

Pour mettre en forme mon croquis initial, deux logiciels : Word et Paint. Et c'est là que tout est devenu soudain beaucoup moins amusant pour moi, parce qu'essayez de faire quelque chose de valable avec leur aide (hors dépression nerveuse) et vous comprendrez vite le sens de l'expression "envie de meurtre" parce qu'entre Word qui n'est pas un logiciel de dessin et qui ne permet qu'une mise en couleur sommaire (noir compris) et Paint dont les ronds sont tout sauf ronds (une bien belle prouesse technologique !), l'exercice de style tourne vite au calvaire. J'ai donc dû réaliser le squelette du logo sous Word, en deux exemplaires, colorés chacun à l'inverse l'un de l'autre. Puis j'ai découpé les moitiés qui m'intéressaient pour les coller ensuite sous Paint. Le tour était joué. L'humain avait une fois de plus triomphé de la machine (enfin, quand j'écris "humain", c'est du second degré, hein, je vous rassure. Un peu comme quand j'écris "triomphé").

Réaction de l'"heureux" commanditaire : "On dirait le badge de sécurité de Robocop". Le résultat était trop lisse et trop "pro" pour sa Majesté, et de toute façon, "ce n'était pas un logo, en fait, qu'il voulait, mais un titre".

Toujours aussi friand de défis, plutôt que de lui envoyer mon fulguropoing dans la tronche, je me suis attelé à réaliser plusieurs modèles de titre sur la base de ce logo, dont (pour ma part) j'aime particulièrement le côté froid et mystérieux (ainsi que le fait qu'en l'inclinant sur la droite ou sur la gauche, on obtient soit un cyclope qui fronce les sourcils, soit un cyclope qui sourit !), mais ceux-ci étaient encore trop "industriels" au goût du pitit frère chéri. Exemple :
Finalement, après plusieurs essais plus ou moins inspirés et quelques nouvelles crises de nerfs sous Word, nous nous sommes arrêtés sur cette ultime version :

En plus du titre (qui m'a demandé de modifier légèrement le logo au niveau du "i", là encore, après plusieurs essais-concepts), pour donner un côté "Punk" à l'ensemble, je me suis inspiré du logo du groupe Blue Oyster Cult et j'ai inclus une croix étrange, à mi-chemin entre cicatrice, signe cabalistique, caractère grec tronqué et, justement, croix incompréhensible, histoire de faire un peu peur au chalant impressionnable (dont je fais par ailleurs partie, c'est un paradoxe). Pour sa conception, je suis parti du légendaire "A" de Anarchy, que j'ai amputé de quelques traits pour obtenir ce symbole énigmatique-juste-ce-qu'il-faut. Au départ, il devait d'ailleurs être beaucoup plus petit, à peine visible, imprimé au centre de l'oeil, mais impossible d'arriver à un résultat probant avec les logiciels que j'ai. Car oui, il a lui aussi été réalisé sous Word (à nouveau, impossible à faire sous Paint, sauf si on est fan du concept porteur de "pixelisation")... Par conséquent, si quelqu'un parmi vous sait à quoi sert Paint, qu'il n'hésite pas à m'écrire, surtout, parce qu'après toutes ces sanglantes batailles, j'en suis venu à me poser sérieusement la question.

Voilà. Et maintenant, il faut que je réalise un flyer, il paraît. Heureusement que j'aime les défis !

Sinon, j'aurais beaucoup plus de mal à mettre un pied devant l'autre !

lundi 8 décembre 2008

L. in L.ove (parce que Shakespeare n'était pas libre)

Parce que pour moi, l'ange en "A" (et rimé en toujours) aura toujours été ce qu'il est aujourd'hui : dans l'air de mon temps... Un court essai à méditer, conspuer ou louer , à propos de la tendance actuelle à vouloir à tout prix démythifier l'Amour, ses flèches de contresens et ses dieux de velours. Premier billet d'une brève série existentielle qui fera les jours sombres de ce blog crépusculaire, commentaire posté au hasard du net sur un site qui le méritait bien (tout en ne le méritant pas le moins du monde, j'imagine qu'on me comprendra) (je n'ai même pas cherché à voir si on lui avait donné une réponse...). Brûlot réchauffé dont je ne manque pas de faire, une nouvelle fois, une de mes si agaçantes et /parce que sincères profession de foi... Car comme on dit en jargon d'amoureux : "ça vient du coeur". Inévitablement.




Amour, Mirages et Renoncements

Ces dernières décénnies, on a été témoin (voire "on a participé à”) un glissement de point de vue relatif à l’amour, un changement des mentalités, une grande désillusion, un “amour, rêve trompeur” dont l’individu moderne ne veut plus, comme en témoigne le florilège de toutes ces nouvelles séries “sans tabou” qu’on voit envahir les écrans noirs de nos nuits blanches, ainsi que leur fort potentiel identificatoire (”c’est exactement moi !”… Ou qui je voudrais être") et leur subséquent plébicite.

Après avoir vécu des siècles dans l’ombre contraignante du mythe de l’amour, enfin, nous avons grandi, nous avons évolué, nous nous sommes laissé rattraper par sa réalité, déçus de s’apercevoir que l’on a été floué, que l’on nous a menti, que l'on s'est fait berner... Alors en réaction, on s’inscrit soi-même dans un grand mouvement universel visant à le démystifier, dénoncer son hypocrisie, sa fausseté et l’assumer pour ce qu’il est vraiment (ainsi : s’assumer pour ce qu’on est vraiment).


Tout aurait pu s’arrêter là.


Seulement en ruant à grand cris dans les brancards, en jouant la carte du désidéalisé, de l’hormonal, du conditionnement psychologique, de l’amour-sans-sens-supérieur (attirance, attirance ! Instinct, instinct ! Mais oui, quoi de plus vrai ?), finalement, voilà que l'on tombe dans l’excès inverse : on ne le dépouille pas seulement de ce qu’il a de faux, en fait, on le dépouille de tout, sans distinction et, par conséquent, de ce qu’il pourrait avoir de potentiellement vrai. On ne garde que des contours vides, la marque d’une absence que l’on remplit tant bien que mal avec les quelques miettes que nous laisse cette chère biologie. On a tellement peur d’être assimilés à celles et ceux qui nous ont précédé et se sont laissé aveugler, de se retrouver dans le camp des naïfs, des immatures, des idiots du village qui s'y sont brûlé l'aile qu’on se refuse formellement à y croire ne serait-ce même qu’à peine. On donne la primauté aux jambes en l’air et au magnétisme animal et on sourit avec condescendance à ceux qui prétendent chercher plus (les fols !) en répétant plus souvent qu’à notre tour “hé quoi ? On est tous des animaux, dans le fond, il nous faut l’assumer”.

Seulement ici, il y a un paradoxe de taille. Car on n’est pas plus lucide pour autant, en fait. On n’est pas moins naïf ou immature. On le paraît, mais à nouveau, on est dans l’apparence, le mythe et l’illusion. Pourquoi ? Parce que bien qu’on l’ait dépouillé de tout ce qui caractérisait le mirage de l’Amour avec sa majuscule, on persiste à gratifier le peu qui en subsiste du même vocable “amour”, on ne change pas le terme, juste ce qu’on met derrière. Or le cas échéant, le mensonge n’en est que plus important. Si, justement, ce n’est pas de l’amour, pourquoi l’appeler ainsi ? Si justement, l’amour n’existe pas, pourquoi en conserver le nom et se cacher derrière ? Si l’amour n’est “que ça”, pourquoi ne pas lui donner le nom qu’il mérite, au lieu de prolonger la confusion dans laquelle étaient plongés nos ancètres ?

Tout simplement : parce qu’on n’a renoncé à cette illusion qu’en apparence et que l’on s’y accroche d’une autre façon. Pas plus sensée ni plus réelle, d’ailleurs. Juste plus commode, plus arrangeante. Juste plus “dans l’air du temps”.

Alors bien sûr, je suis d’accord, il y a de fortes probabilités pour que l’amour “vrai” n’existe pas et donc, pour que l’amour n’existe pas du tout et ne soit qu’un terme servant à emballer une réalité que l’on refuse d'envisager pour ce qu’elle est. Peut-être, oui, que l’amour se résume à deux personnes partageant la même illusion.

Mais justement, partant de là, force est de constater qu'on n’est plus limité, on n’est plus complètement soumis aux lois de la nature, on peut imaginer, se détacher, réinventer, donner notre sens propre à l’union. Si rien n’est vrai, alors, autant l’assumer, oui, tout envoyer promener, les Oedipes, les projections, les bouffées de chaleur, les regards indécents pour nous appliquer à construire le mirage qui nous ressemblera. Mieux, à long terme : en faire une oeuvre d’art, et se décider à le vivre comme tel !

On a bien marché sur la lune, alors…

Chacun a sa vision de l’amour. Son mensonge. Et cherche à le/la partager avec une autre personne qui, dès lors, par ce partage, lui donnera de sa matière, se fera justification, légitimisation, commencement de réalité.

L’amour, pour moi, dès lors ? Ce que je cherche ? Ce qu’il signifiera quand je l’aurais trouvé ?
Il signifiera que j’existe, simplement. Il ne sera pas moins égoïste, pas moins futile, pas plus “supérieur” ou “transcendental” que vos parties de jambes en l’air. Mais il sera mien. Il m’appartiendra. Et si je ne trouve pas, qu’importe, je préfère poursuivre en vain un mirage qui me ressemble que de me perdre dans un mirage qui ne me ressemble pas.
ça n’a rien d’hypocrite. C’est juste mon évidence.

Je ne cherche pas quelqu’un qui me tienne chaud la nuit ou qui m’envoie au septième ciel. Je cherche quelqu’un qui, même si je ferme les yeux pendant un court instant, même si je me laisse aller, même si je m'endors une minute, sera toujours là quand je les rouvrirai. Quelqu’un qui sera plus qu’un rêve, qui sera là et qui, en étant là, me dira que je vaux la peine, me dira que je suis quelqu’un, me dira que je respire, quelqu’un qui sera le sens de mon existence, qui donnera leur valeur aux choses, aux mots, aux heures en les partageant avec moi… Quelqu’un qui fera que je ne serais plus seul (au sens fort du terme), quelqu’un qui fera que je ne serais plus vide, quelqu’un qui sera le témoin de mon passage sur terre, qui sera mon regard extérieur, ma preuve, mon miroir, mon guide, ma voie et mon étoile polaire... Car s’il n’appartiendra jamais qu’à soi d’avoir de la substance, oui, cette substance n’existe, n'existera jamais que pour et par les autres.

Et le reste, en regard, n’a que peu d’importance.

ça va BARDer !

MENESTREL POWER ! Immergé jusqu'à l'ovale grossier qui me sert d'auréole dans un bain de jouvence parfumés aux huiles essentielles estampillées Lodoss (boudiou, mais c'est donc vrai que mes phrases sont longues, dites-donc !), je ne pouvais que me prêter au jeu (de rôle), dégainer ma plume d'oie runique +20 contre les feuilles blanches à grands carreaux et improviser un nouveau scénario de derrière les forteresses crénellées à la mode démodée de l'an 2 AB (soit : deux semaines après Achat de Box). A mon tour, donc, je me suis saisi de quelques souvenirs d'aventurier de salon (ou de cave, bien souvent) pour en tirer l'insubstantifique moëlle en partant du principe "romaniser une séance de Jeu de Rôle" évoqué précédemment (c'est moi où on me comprends de moins en moins ?). Un scénario trèèèèès différent (faute d'un terme plus adapté) des habituels casse-têtes multidimensionnels que j'ai pris l'habitude de vous servir tous les quatre matins. Mais ne vous laisser pas tromper par les apparences... Ceci est un scénario bieeeeeen plus sérieux qu'il n'y paraît, un peu comme son auteur...


AB&C (Advanced Basse-cour et Cochons)

Les cieux l'ont annoncé de leurs pleurs écarlates : la guerre des Dieux va commencer. Déjà, les deux armées se réunissent à l'ouest et des batailles sanglantes endeuillent les terres du royaume de Brigas. De l'issue du combat dépendra l'avenir du monde et des derniers humains. Or, l'on dit qu'un jour, un vaillant guerrier apparaîtra et qu'il se dressera face aux deux adversaires pour imposer un nouvel ordre universel.

Parti à l'aventure pour rencontrer des elfes, Bard le ménestrel fait halte au petit village de Triffouillis-les-Wargs, pour une mission de première importance. Ayant malencontreusement croisé le regard d'une petite paysanne de huit ans en larmes, il a décidé de mettre toute son expérience à son service pour l'aider à retrouver son meilleur ami, Philibert le Hamster, échappé de sa cage dans un moment d'inattention. Où a-t-il pu passer ? Est-il toujours en vie ? Et si oui, comment le retrouver ?

L'aventure s'annonce dangereuse car les bois alentours sont profonds, et on dit y avoir vu rôder des renards... Flanqué d'un étrange individu immortel rebaptisé "Machin" et servant le chaos, Bard va mener l'enquête et découvrir une vérité qui aurait dû rester enfouie pour les siècles des siècles... Car et si ? !

Et si Philibert avait servi de repas à une fouine ?

Pendant ce temps, à l'ouest, ça castagne dur, mais bon...


Qui s'en soucie vraiment ?

*


BONUS : Extrait du trailer :

"Un poulet, un poulet, un pouleeeeeeettttttt ! Au se-couuuuuuuurs !"
(Bard)


Je vous imagine, goguenards, en train de vous dire "eh ben, ça va pas mieux, lui, décidément" (oui, je vous imagine, les mots sont ici choisis avec judission) mais, outre le fait qu'effectivement, "ça ne va pas mieux, c'est peu de le dire", il s'agirait ici d'écrire une parodie-hommage au genre de l'Héroic Fantasy et à son emphase légendaire en usant de celle-ci pour raconter une histoire sans queue ni tête, jubilatoirement absurde, mais incluant un dénouement sérieux, profond et dans le ton de mes productions habituelles. Le tout, présenté comme une side-story pour un cycle nostalgico-mélancolique avec une fin de monde en toile de fond (excusez du peu) et un personnage principal littéralement poursuivi par un destin qu'il refuse, mais qui finit par l'accomplir... en lui tournant le dos !

La volonté du "L."

Ne manquant jamais une occasion de perdre mon temps encore plus bêtement que de coutûme (j'aime les défis) (surtout les défis fantastiques... Haaaaaa, "le sorcier de la montagne de feu, que de souvenirs ! ) (Allez au 12 !) , j'ai mis à profit l'un de mes désormais traditionnels pic de désespoir (et accessoirement, le dos d'une page de mon tapuscrit) pour me créer de mille pièces un alter-ego (surdimensionné, forcément) virtuellement tout droit sorti de l'institution (oui, à ce niveau d'excellence, ce n'est plus d'un manga qu'il s'agit, mais d'une institution, et tant pis pour les ceusses qui ne comprennent rien à l'art-qui-n'existe-pas !) One Piece.

L'exercice consistait donc à m'auto-caricaturer et à me transposer dans cet univers emphatico-héroico-comico-castagneux, de manière à cadrer à tous les tours et les détours maritimes de l'esprit dont il est issu.

On arrête pas le régrès, comme on dit !

Voici donc en chair (un peu) et en os (beaucoup), un trop rapide croquis à main levé, réalisé en autant de fractions de secondes qu'il en faut à X-Or pour revêtir son armure de combat (c'est dire si c'est du brouillon !) de ce (futur ?) fameux "Capitaine L.", cousin germain de Jack Sparrow (ce qui veut dire qu'il n'a pas le droit de sortir avec ! Non, non, non, vilain !), dont je m'en vais instamment vous lister les principales caractéristiques :

Physiquement d'abord : comme on peut voir (avec de l'imagination, un peu d'astuce et beaucoup d'espiéglerie. Mais je ferais une vraie illustr' de lui un jour...) (quand j'aurais le temps. Lol), un corps très fin, menu, fragile, quasi squelettique, à peine quelques muscles par-ci par-là et pas un poil de graisse (oui, oui, comme son modèle !). Un vieux tricorne noir vissé sur la tête. Un pantalon hyper-bouffant pour contraster avec son angoissante maigreur et des bottes de cow-boy de l'espace ! Voilà les seuls oripeaux de ce héros... Un homme de goût, assurément, ce capitaine L. A l'image de son créateur, même s'il ne lui ressemble pas.


Signe particulier : il ne quitte jamais son chapeau, ce qui fait que personne n'a jamais vu le haut de son visage (grosso-modo : à partir des yeux). A son arrivée, c'est d'ailleurs un motif de fâcherie côté Sanji, le maître coq aux jambes d'acier (c'est une métaphore, même s'il est beaucoup plus fort que mes métas), sous prétexte qu'il marcherait "sur ses plates bandes de lover" (il a lui-même une mèche qui cache la moitié droite de son charmant visage), mais cela alimente aussi maints paris entre Luffy et Chopper, qui essaient régulièrement d'imaginer ce qu'il peut cacher sous ce galure ("rien ?", "oeil unique ?", "strabisme ?", "affreux boutons ?"...). En cours d'odyssée, il arrivera audit Capitaine L. de le perdre ou de l'ôter, mais il se trouvera toujours quelque chose, un reflet, une ombre, un morceau du décor, pour faire écran entre ses traits et le reste de l'équipage...

"Psychologiquement" (j'ai mis des guillemets, vu qu'il est inspiré de moi) :

Inutile de tourner autour du pot : c'est un héros, un vrai. Par conséquent, il ne peut qu'être extraordinairement puissant (je ne le suis pas moi-même, mais je suis très prétentieux, alors ça compense) mais il ne combat que s'il est d'humeur à le faire, c'est-à-dire s'il n'est pas en "mode déprime". Or c'est bien simple : tout le déprime. La température de l'air, la couleur de l'eau, les hommes et leurs travers... Cependant chaque fois qu'il émerge, son enthousiasme quasi-surnaturel lui rend possible l'impossible et lui permet de terrasser les plus redoutables adversaires.

Qu'il ait ou non du temps libre, il réfléchit sans fin, n'importe où, n'importe quand et à n'importe quoi, y compris (voire surtout !) en plein combat, et il adore débattre de grands sujets existentiels avec le capitaine Luffy (qu'il tient pour un grand sage, alors qu'il est juste fort sympathiquement idiot), le seul être au monde capable de le suivre sur ce plan (s'ensuit des discussions hallucinées, forcément, chacun étant persuadé de pouvoir comprendre l'autre...).

Coeur d'artichaut par procuration, son hobby à bord, c'est de voir des histoires d'amour là où il n'y en a pas (puisqu'on est dans One Piece) et d'essayer de jouer les entremetteurs ou les Cupidons-Seigneur-des-Mers, en tentant d'unir Nami et Sanji (se reconciliant avec celui-ci par la même occasion), Robin et Zoro, voire même Usopp et Chopper (oui, le Capitaine L. a aussi quelques soucis avec sa perception des réalités...). De la même façon, quand il est en mode enthousiaste, il rivalise de candeur, de naïveté et d'étoiles dans les yeux avec ledit Chopper !

Complètement déconnecté des réalités, justement, il n'a jamais entendu parler de la Marine, de la mythique Route de tous les Périls, du One Piece, et de plus, il oublie régulièrement à qui il a à faire, pour peu que la personne ait le malheur de sortir trois minutes de son champ de vision.


Enfin, ses secrets (à ne pas répéter ! Chut-euh !) : Capitaine est son vrai prénom (la faute à des parents particulièrement imaginatifs : il a plein de frères et soeurs qui s'appellent "quartier maître" "moussaillon", etc...), mais personne ne le sait car personne n'ose demander la raison de ce "capitaine" alors qu'il navigue sans équipage (de peur de remuer un passé tragique et de le voir basculer en mode déprime). D'où des tonnes et des tonnes de quiproquos (hilarants, évidemment)...

Ses techniques d'attaques se résument à des copies de celles des personnes qu'il a rencontré et affronté en chemin, vaguement modifiées et maîtrisées à la perfection (or on découvre petit à petit qu'il a vraisemblablement rencontré un peu tout le monde... Crocodile, Shanks, Mihawk, etc...). Par conséquent, les gens qu'il croise pensent tous qu'il s'agit du pouvoir d'un fruit du démon, alors qu'en réalité, il n'en a jamais mangé un seul.

L'équipage de Chapeau-de-Paille le rencontre sur la Route de tous les Périls, justement, occupé à poursuivre son seul et unique but depuis l'âge de douze ans :

Retrouver "son" étoile qui est tombée des cieux quelque part de l'autre côté de l'océan...

Un vrai L. de papier, en somme... : )

(Houià ! Il a bu la réserve de rhum, ce smiley, on dirait bien !)


Par conséquent, si quelqu'un à le mail d'Eiichiro Oda, il serait très urbain de me le communiquer sans tarder. Il serait dommage de priver le monde d'un tel héros ! (Non ?)

J'emm...rde mon banquier !

Ne reculant devant aucune espèce de sacrifice pécunier, me voilà nanti (c'est bien le mot) d'une superbe box collector "Les Chroniques de Lodoss". Il faut dire que cela faisait bien un mois qu'elle me faisait l'absence-de-yeux douce, m'appelant muettement sur un étalage tentateur.

N'est-elle pas séduisante (au moins autant que Moon Bloodgood), avec son diadème d'or, sa silhouette parfaite, son couvercle en imitation cuir et sa fixation aimantée ? (soupir) (même Moon Bloodgood n'a pas de fixation aimantée !)


A l'intérieur, inévitablement, tout ce qu'il faut pour survivre en terre du Lodoss Profond : une corde de trois mètres, une perche, une torche, un briquet en silex, quelques rations de viande séchée, des plantes médicinales ainsi qu'une épée courte. Dès lors, il ne reste plus à l'heureux (futur) voyageur qu'à lacer ses pantoufles, s'enfoncer dans les plus moëlleuses boursouflures d'un canapé potentiellement hostile et de se laisser guider, pas après pas, chemin après chemin, entre bois enchantés, étendues désertiques riches en éléments dragonneux et îles enténébrées aux funestes destins. Fricassées d'orcs matin, midi et soir, vous voilà prévenus.

Un glorieux périple dont VOUS serez immanquablement le héros et que vous composerez à votre guise, en fonctions de vos propres aspirations en la matière.

Ainsi donc, vous pourrez, par exemple, découvrir l'avènement de Parn, le Chevalier Libre et suivre son cheminement de la naïveté de l'adolescence à la cruelle vérité des champs de batailles au fil des 13 magnifiques (bien que statiques) OAVs "Lodoss to Senki/Record of Lodoss War", qui ont été parmi les premières oeuvres à populariser l'animation japonaise en france, grâce à de magnifiques musiques "d'époque" et un chara-design moderne signé du grand Nobuteru Yuki (au meilleur de sa forme).

Vous pourrez vous promener aussi au fil de la fameuse galerie royale pour vous extasier tout au long de ses 80 pages de croquis et d'études de personnages, réunies en livret exclusif, certes un peu court, mais remarquable en tous points.

En parallèle, pourquoi ne pas revivre cette épopée sous un angle différent en vous plongeant dans le premier tome du roman éponyme ("La sorcière Grise"), novélisant la partie de jeu de rôle par laquelle tout à commencé. Relatant le combat contre la très ambigue Karla, tel qu'il s'est déroulé face au paravent du maître de cérémonie (effet saisissant, pour les rôlistes aguerris. Difficile de ne pas s'y retrouver d'une manière ou d'une autre), il ne se distingue certes pas par une écriture de qualité (c'est un doux euphémisme, même si elle s'améliore en cours de route), mais il apporte quelques explications aussi supplémentaires que bienvenues tout en s'acquittant involontairement du rôle de making-of papier, jusque dans l'aspect visuel des choses puisqu'il propose ici et là quelques illustrations signées du non moins grand Yutaka Izubuchi (à qui l'on doit la première version graphique des personnages).

A l'envi, vous pourrez aussi vivre, revivre, si ce n'est transpirer la quête dense et épique (les termes sont ici employés dans leur sens le plus fort) des six héros de la légende, tout au long des deux tomes du magistral manga "la Dame de Falis", dont les dessins européanisants s'avèrent dès les toutes premières planches d'une flamboyance et d'un souffle propres à couper le vôtre.

Las des conflits trop noirs et tortueux ? Vous pourrez aussi suivre les aventures de Spark, apprenti chevalier de son état (Flaim, le royaume du roi mercenaire) tout au long des 27 épisodes de la série télévisée (d'animation, toujours) "la Légende du Chevalier Héroïque", qui pâtit d'un petit budget en contraste frappant avec le magnifique générique de début, mais reste agréable malgré tout. Vous y retrouverez aussi votre (désormais) "vieux" compagnon de route Parn, dans une nouvelle version alternative de ses propres aventures, et pourrez reposer vos mollets fourbus le temps d'une mini série parodique intitulée "Bienvenue à Lodoss", laquelle ne manquera pas d'entraîner son lot de sourires, le soir, à la taverne, après d'éprouvantes pérégrinations.

Il vous restera encore à traverser l'océan en compagnie du très charismatique chevalier noir Ashram et de sa bien-aimée Pirotess pour aborder sur les plages interdites de Crystania, l'île des dieux-animaux, le temps d'un long métrage au graphisme étrange, simpliste, mais particulièrement stylé, puis de trois nouvelles OAVs tout aussi trépidantes.

Enfin, vous n'aurez plus qu'à parcourir les nombreux bonus kitschissimes (marque de fabrique de l'éditeur) semés ici où là, et vous pourrez rentrer chez vous, "plein d'usage et raison", et d'images imprimées à l'envers de votre rétine.



Plusieurs mois plus tard, à n'en pas douter, vous vous féliciterez d'avoir pleinement vécue cette expérience multi-médias plus unique qu'elle n'en a l'air ! Car oui, contre toute attente, la multiplicité des supports et des angles d'approche apporte un réel "plus" à cet ensemble pourtant particulièrement alléchant : selon les humeurs et les "tiens, et si ?", on grapille, on mélange, on se promène clopin-clopan sur ces terres enchantées peuplées de créatures grotesques et merveilleuses, on y tombe amoureux de la jolie Deedo, on y admire le dévouement du berserker Orson, on s'y moque même du glorieux roi Kashew... D'une étape à l'autre, on flâne, nonchalant, au hasard des rencontres, des désirs, des aspirations à l'ordre du soir. Bien sûr, manga excepté, tout ce beau monde a quelque peu vieilli et même pris quelques vénérables rides, c'est vrai... Mais à une époque où l'animation est devenue presque intégralement digitale, il fait bon de se rappeler les temps lointains de l'ère "celluloïds" et son charme si particulier.

Alors, effectivement, posons-le noir sur blanc, l'univers de Lodoss n'a rien d'original. Il respire même le déjà-vu à chaque bouffée d'air inspirée, à chaque coin de décor, sur chaque trait de héros, dans chaque ombre de chaque créature nocturne. Il ne se réapproprie pas, il ne réinvente pas, il respecte juste scrupuleusement, mais avec une incontestable générosité, une passion aussi naïve et touchante que celle qui anime ses protagonistes. Sur l'île maudite de Lodoss, ce n'est ni l'esthétique (pourtant parfois extrêmement soignée), ni le scénario un rien linéaire (mais moins manichéen qu'il pourrait y paraître) qui entraîne le voyaspectateur, mais cette ambiance magique, palpable, pleine de foi et de révérence qui s'en dégage sans cesse et en toutes occasions... Aussi : cette matière, cette réalité que lui donnent les auteurs tant ils ont (on le sent) envie de faire partager leur bout d'univers. Tout n'y est évidemment pas d'une qualité égale mais qu'importe, on oublie vite les quelques déceptions pour se laisser happer, fasciner, engloutir et au-delà, redécouvrir, un peu troublé, le plaisir coupable d'une Heroic Fantasy dont on pensait pourtant être définitivement revenu avec l'âge !


Vendue entre 60 et 80 euros selon les boutiques, cette invitation à la rêverie ne doit se rater sous aucun prétexte, dès lors qu'on n'est pas allergique à l'animation japonaise...

Trailer amateur ici :

http://fr.youtube.com/watch?v=xNXeM98axM4

*

Le bonheur étant venu accompagné (pour une fois), on ne devra pas non plus manquer le coffret intégral de la saga orientalisante Arslan Senki (les Chroniques d'Arslan), enfin disponible sur notre territoire touché par la grâce ! En deux films magistraux (l'animation et la mise en scène y donnent lieu à de magnifiques exercices de style, et la musique de Norihiro Tsuru n'a jamais été aussi envoûtante) et 4 OAVs (de facture plus classique, mais soignée), un jeune prince idéaliste, pacifiste et généreux se voit privé de son trône, de son royaume et de son père par un redoutable ennemi masqué, et se retrouve contraint de monter une armée clandestine pour libérer son peuple... Sans créatures surnaturelles ni excès de lyrisme scénaristique, mais avec beaucoup d'intelligence et de style, l'ensemble laisse la part belle à ses très beaux personnages (sur le fond comme sur la forme. L'ombre de Yoshitaka Amano plane d'ailleurs en arrière plan, puisque son travail d'illustration sur les romans a servi de modèle aux designers...) et à leurs stratégies guerrières.

Réalisé eux aussi au début des années 90, encore de vrais chefs d'oeuvre d'ambiance comme on n'en fait hélas plus de nos jours (soupir)

("c'était mieux a-vaaant !". Air connu).

Clip amateur ici : http://fr.youtube.com/watch?v=gEoBeNScFEw&feature=related

On the Road Again Again !

C'est l'hiver, on dirait.

Tout gèle, tout passe, tout s'assombrit. L'âme du monde a blanchi en quelques heures.
Sur leurs propres ailes déployées, les photos migrent en bande vers des pays plus chauds, plus tendres, plus accueillants.
Elles prennent donc la route à l'aurore et font chemin vers l'ouest, toujours, toujours vers la lumière, vers la tiédeur, vers les fruits d'or, tout droit jusqu'à la terre promise...


Puis elles échouent sur Flickr, épuisées mais paisibles, pour s'y endormir jusqu'aux frimas printaniers.


C'est précisément sur Flickr que je vous invite à les découvrir avant leur grand réveil... (lien à droite, vous avez l'habitude, non ?)

*
Et en bonus exceptionn-aile, voyagez avec maître L à la découverte de nouveaux espaces sauvages et à travers une série de nouvelles vidéos prises sur le vif, en impro, la tête dans le derrière et de surcroît, pas seul dans la voiture hélas (d'où cette retenue aussi singulière que rédhibitoire, qui leur vaut d ene pas figurer sur Youtube). Allez, jouons-nous la Bilbo !

Chroniques d'un Aller :

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(Pour une tête de vainqueur, c'est une tête de vainqueur)

(tout étant relatif par ailleurs)

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Chroniques d'un retour (c'est beaucoup moins net, niveau images) (vous pouvez remercier votre ange gardien) :


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C'est tout, villageois !

(Quoiiiii ? Mais pourquoi ces regards haineux, bande de méchants ! C'est juste une traduction littérale ! "That's all, Folks " ! Vous alors... Non, franchement, votre inculture me gêne)

Highway to L.

A l'intention des quelques entités totémiques qui lisent encore ce blog (plus rien d'humain n'y traîne depuis des lustres), et qui se demanderaient pourquoi je poste moins en cette période de vaches maigres (comme en témoigne le post précédent, chronologiquement parlant), je répondrais par une image pas vraiment sage, pour se bousiller les n'oeils :



Voilà donc, sous vos pédoncules ébahis ("euuuh, vous êtes des totems de quoi, là, au juste ?") un vague aperçu de mon quotidien of the living dead depuis bientôt un mois, et quasi H24 (en 24 heures, Jack Bauer sauve le monde. moi, je finis trois pages). Un mois plein, donc, que je suis bloqué sur la même pathétique imitation de chapitre à la mord-moi-l'Emile-Zola, aussi longuet que surnaturellement calamiteux, à essayer d'en faire laborieusement quelque chose d'à peu près valable.

Ce qui implique (attention : making-of) de passer des heures dans ma congélovoiture glaciale sur un parking de centre commercial quelconque (pour la plus grande joie des vigiles méfiants) pour griffonner des pages et des pages (enfin, trois, comme je l'ai stipulé) jusqu'à en remplir les moindres espaces libres (oui alors là, c'est quand même une version aérée) (et ce n'est presque pas une vanne), à grabouiller de vagues dessins en marge dès que l'inspiration vient à manquer, leur ajoutant un trait, puis un autre, puis un autre, puis un autre jusqu'à étouffement (celui-là s'en sort plutôt bien).

Ensuite, il me faut encore taper ces corrections, ce qui implique tout autant d'arriver à se retrouver dans ce chaos de flèches, de ratures spicopates et d'abréviations incompréhensibles, même pour moi.

Enfin (car ce n'est pas terminé. Ce serait trop facile, sinon !) : je dois encore vérifier qu'il n'y a pas de répétitions trop préjudiciables dans les lignes ajoutées, en vérifiant terme par terme à l'aide de l'option "rechercher" de Word (une bien belle invention, cause de bien des tourments).

Hé hop, c'est prêt ! Il n'y a plus qu'à apprécier le résultat, en attendant l'inévitable prochaine réécriture pour améliroer ce que les spécialistes s'entendent à qualifier de "daubasse"...

Le tout, pour un bouquin qui a autant de chance d'être publié que moi, j'en ai de sortir avec Moon BloodGood un jour (ou ne serait-ce que quelques minutes), c'est dire l'ampleur du gachis...

Du coup, pas une heure, une minute, une seconde à moi pour "profiter de la vie" (lol. Je ne sais pas faire, de toute façon) (mais ce n'est pas une excuse, mince !). Alors pour blogger, vous pensez bien...

L. est a-mou-reux-euh !

Lalalère, comme le veut la tradition.
Oui, je sais, tout ça sonne grammaticalement strange (voire même strange spécial origines), mais c'est presque une habitude, pourtant, sur ce Blourgb (variante personnelle du blog).

Hip Hip Hip ! Hosannaaaaaaa ! Cette fois, c'est officiel, les dieux de l'Olympe se sont prononcés ! Cupidon a planté son glaive runique buveur d'âme dans mon pauvre petit coeur de musaraigne ! Pleure donc, o malheureuse Lectrice ! Laisse éclater pleurs et lamentations ! Toi aussi, lecteur ambigu ! Dévore-toi une jambe de douleur ! Alors que vêtu de son habit de ténèbres, fin décembre sonnera le terme (non moins) officiel du (non moins) petit coeur de musaraigne de ton (autrement plus) bon maître L., le voilà déjà renaissant au feu d'une passion jouvencelle, pétillante et mutine, pleine de dangereuses séductions et d'élans sensuels. Sur mon île de Lost personnelle, donc, c'est canicule, les ours blancs sont aux ange(lure)s.

Aperçue au détour du très anecdotique feuilleton Journeyman (Mix de Quantum Leap et de Dead Zone. Prononcer "Journémane", en langage émssissien) :


Moon BloodGood
(Là, elle sourit parce qu'elle m'a vu !)
Elle n'a qu'un an de plus que moi, un nom qui se traduit approximativement "Lune SangDélectable" (hum, tout un programme, comme dirait Angel), elle est plus mieux belle quand elle bouge et elle possède tout ce que j'aime : un charme discret, de la distinction, un petit côté "Girl Next Door" (Heaven's door !), de la conversation (j'en jurerai) et une vraie personnalité, comme en témoignent les nombreuses photos en tenue légères et courts vêtues qui émaillent notre ami commun le net, et dont je vous ferai grâcieusement grâce pour épargner votre sensible sensibilité (pensez donc à me remercier avec un exemplaire de la Bible des pudibonds, dédicacé par Jésus. C'est bientôt Noël...).

Par conséquent, c'est vers elle que je me tournerai si je n'arrive pas à conquérir MON Grand Amour de jeunesse, mon âme soeur, mon étoile, mon avenir, ma raison d'être, j'ai nommé la divinissime Kristin Kreuk :
(Blush)

(Pour l'instant, elle est encore avec cet empaffé de Superman, mais elle quitte la série à la prochaine saison, alors j'ai toutes mes chances) (moi aussi, je porte des slips fluos sur mes collants, ah mais !).

Or comme un fait exprès, c'est là que la Révélation me tombe sur le coin du bidule car à les regarder là, comme ça (des heures entières) (c'est un minimum), il me semble déceler quelques menus dénominateurs communs de l'une à l'autre (et je ne parle pas là du fait que l'une porte un nom tout en allitération, et l'autre un nom tout en assonances, non, non, non, même si ça joue beaucoup, vous vous en doutez bien).... Serait-ce donc que moi, si fier et si aware d'esprit, j'aurais, comme n'importe quel beauf, voire n'importe quel mec (c'est pareil), "un genre de femmes" attitré ? J'en frémis. Non, non. Ce n'est forcément qu'une coincidence, allons. Oui, c'est ça. Une coincidence.

Quoi qu'il en soit, et là je m'adresse plus précisément aux plus lectrices d'entre vous, si toi aussi, tu ressembles ne serait-ce qu'à peine à ces deux boudins, si toi aussi, tu as la même touche "girl next door", n'hésite surtout pas à envoyer ta candidature à l'élection de "Miss-dans-le-Coeur-de-L.". La gagnante sera sévèrement punie par un mariage en règle

Et Miss Capturer-le-Vent, dans tout ça ? Ben c'est qu'elle est encore plus inaccessible que ces deux là, alors... Je préfère rester réaliste et les viser elles. Même si physiquement, je suis quand même bien mieux.

On ne choisit pas sa famille...

...Et en ce qui me concerne, c'est tout aussi bien, puisque quand j'ai le malheur de choisir mes "copains" (comme on dit), c'est sur Corto que je tombe !
(car oui, Corto, ne te leurre pas, c'est moi qui t'ai choisi !) (j'avais mal lu le prospectus, je pensais adopter un biafrais)...

Pour égayer la griseminerie actuelle de ma tanière hivernale (option Hibernatus Rex), heureusement que je peux compter sur la bienveillante gentillesse de ma cousine (tm) et sa capacité à choisir des cadeaux pile dans le ton du goût de l'existence. J'ai nommé....


Le poster Death Note !

Indispensable chez tout gentleman qui se respecte !

Le must de la fiesta façon farritas !

Faites tourner les serviettes, les gars, c'est 100 % pur gaudriole !

Au cadeau s'ajoutait une petite note manuscrite, écrite de la sylphide main de ladite ma cousine elle-même : "Cher cousin L.. Voilà un petit cadeau exprès rien que pour toi, et j'espère qu'il te plaira en conséquence. En contrepartie, si tu pouvais cesser de m'appeler pour me faire les pitchs consternant de tes déboires sentimentaux d'ado attardé et t'obstiner à me demander des conseils de drague alors que le seul moyen que tu aurais pour plaire à une entité féminine ne serait-ce que quelconque, ce serait de te balancer jovialement au bout d'une corde de chanvre, je t'en serais infiniment gré, tu penses bien. Merci d'avance, loser !".

Ainsi donc, pour respecter la parité propre au scénario initial (et au contenu de ma sinistre cervelle), Light Yagami trône désormais sur mon mur, face à son antagoniste le fort pratique sac L.. Une seule chose me gène présentement, c'est que je le chope souvent en flag en train de reluquer l'héroïne de la première version de "De l'Encre et des Plumes" signée François Amoretti (voir ici : http://onefeatheraday.blogspot.com/2008/09/la-dpche-vient-de-tomber.html ) , et j'ai beau m'échiner à lui répéter qu'elle est déjà en couple avec l'oiseau, rien à faire, il s'obstine à écrire "corbeau" dans son Death Note.

Sans succès, vu que c'est une corneille.

Haaaaaaa... Ces adolescents...

Quoi qu'il en soit : MERCI COUSINE (TM) !