jeudi 29 octobre 2009

A qui de droit...

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vendredi 10 juillet 2009

Sur One Feather a Day, on ne prend que les gros billets !

Pour les adeptes de la mitraille, "allé pluto ché Mad Genius ! Allé !" (les adeptes des pruneaux sont aussi les bienvenus, pour filer la métaphore et ne pas déroger à la tradition personnelle des phrases à rallonge et des jeux de mots en voie de décomposition)...
(Bien entendu, il va sans dire que les adeptes éclairés de Bigournon le Grand-Lapin-Rouge-du-Chaos seront aussi les bienvenus sur Mad Genius. Question de principe).



Parce qu'à un ou deux (ou trois, hein...) jours près, c'est le 14 juillet pour à peu près tout le monde (dans l'absolu, le calendrier reste quand même quelque chose de très arbitraire. Et donc d'aliénant. Plus aliénant, même, que Secret Story 3. Libre à vous de le laisser vous réduire bêtement en esclavage et vous flageller à coups d'agenda), un billet "feu d'artifice" dans le ton, pour retrouver sur le papier tout le plaisir festif de ce genre de célébrations fédératrices (puisque consacrant, rappelons-le, un bain de sang en règle et de très joviales décapitations assorties. Il y a effectivement de quoi faire péter le champagne tous les ans) (mais hé ! C'était des nobles, les victimes, pas des vrais gens !) (et en plus, s'il n'y avait pas eu la Révolution, c'est bien connu, on vivrait tous encore en monarchie absolue sous la coupe d'un despo... Ha mince !)


Alors qu'exauçant un souhait personnel (visiblement pris au pied de mes Lettres Modernes), le monde entier s'est subitement mis à tourner autour de mon nombril - avec petites nausées Mallarméennes de circonstances -, m'empêchant d'approcher mon ex-ordinateur à plus de 300 mètres (faites attention à vos bronches, les gens ! La Grippe Informatique Goto/log 2.0 n'est pas un mythe ! Elle existe bel et bien !
http://www.epne.fr/spip.php?article438), et alors même que le Destin a eu le bon mauvais goût de me nantir d'un concours de la Fonction Publique (après plantage de l'écrit ET de l'oral, quand même, j'arrive malgré tout 16ème sur 39) (l'intitulé de concours : "niveau BEPC" y est sans doute pour quelque chose), pour m'envoyer finir mes vieux jours au Crous d'une Grenoble transformée pour l'occase en Ile de la Tentation personnelle (toutes ces petites étudiantes légères et court vêtues, ce n'est plus de mon âge... Mais aussi - et surtout, on ne se refait pas ! - cette Fnac sensuelle, ces boutiques Bds tentatrices... Aaaaaargl... !) , la question vient à se poser, cruciale : ne sont-ce pas là les derniers jours d'un personnage-L. somme toute très artificiel, et les premiers pas de l'individu derrière le masque dans le vrai monde des vrais humains de la vraie société des véritables c... (euuuh, des véritables "citoyens", évidemment. Vous aviez lu quoi, vous ?)?


A peine adulte et déjà transparent... Je tiens le bon bout (je crois) !

Pour tenter de répondre à cette lancinante interrogation de manière objective, je vous invite à venir avec moi faire un petit point succinct sur ma présente situation (et m'aider à battre mon propre record du monde de fastidiosité au passage) (force est de constater que c'est déjà très bien parti).
(Je commence à bosser le 1er septembre, si quelqu'un s'intéresse à ce genre de détails. Mais vu que le calendrier est quelque chose d'arbitraire et d'aliénant, il se peut que je me présente à mes supérieurs l'avant-veille ou le surlendemain. A l'heure de mon choix puisque rien n'est précisé sur la convocation).


* Ce que j'ai fais :


- Redécoré ma garçonnière de l'amour en fonction de mes très matures préoccupations du moment :


Le nombre de Geekeries au centimètre carré de pixel contenu dans ce cliché n'impressionnera jamais que ceux qui n'ont jamais eu l'occasion de voir "le reste" (et mon costume de Jean Luc Picard, rembourré à la laine de verre).

Figurine (articulée !) à l'effigie de Dark, antihéros incontrôlable du très sympathique manga "Dark Angel", signé Kia Asamiya (ou Michitaka Kikuchi. A force, on ne sait plus trop) (blague de geek. Si vous la comprenez, honnêtement, alors vous avez du souci à vous faire et de l'argent à investir en psychothérapie). Typiquement le genre d'objets d'art qui vous pose d'emblée un décor, si ce n'est un homme (coût : 5 euros - soldé -. J'adoooore le côté décalé du schmillblick, mais pas au point de le payer les 40 euros de départ non plus ! Bah oui. Je mûris). Détail d'importance : son petit ange-fée personnel, perché sur son épaule (condamnant ledit Dark à mourir d'une scoliose à l'aurore de la trentaine) (ce qui lui apprendra à n'être qu'un antihéros !). Seul petit problème : la nuit, cette figurine prend vie et s'attaque brutalement à mon voisinage (oui, alors non, pas de problème, en fait, du coup. Bien au contraire).


- Récupéré le portrait minimaliste de ma Miss Capturer le Vent, que je lui avais offert il y a quelques temps (je sais, je suis un monstre) (tolé d'indignation du côté de la communauté monstresque...) et dont je deviens le dépositaire légal temporaire jusqu'à ce qu'elle puisse à nouveau en réassumer la garde (c'est que sa religion lui interdit de ramener ce genre d'horreurs at home) (nan, ce n'est pas une blague) (nan plus, sa religion, c'est pas le bon goût !) (bien essayé, bande de méchants) (attention, là. Vous risquez fort de mourir de scoliose aussi !). Hélas, la photo ne rend pas justice à cet A3 encadré, réalisé entièrement (sauf l'arrière-plan - un poème perso sur fond noir -) en papier découpé. L'idée était d'arriver à être le plus évocateur possible en utilisant un minimum de pièces disjointes... Et avec ma dextérité naturelle, j'ai bien failli y perdre un bras. Le résultat est un peu triste, mais je l'aime beaucoup (on peut remplacer "mais" par "donc", ici). J'aurais aimé poursuivre dans cette voie, d'ailleurs, si elle ne s'était pas avérée aussi chronophage qu'onéreuse. Un jour, peut-être...

En prolongement, puisque les deux sont intimement liés, j'ai profité de cette conclusion (provisoire, j'espère) à une parenthèse de vie de 6 ans 3/4 pour aller régler (ENFIN !) mes comptes rubis sur l'ongle avec le fameux Centre Social construit sur la bouche de l'enfer, au sujet duquel j'ai si souvent ronchonné dans ces colonnes et dans lequel nous bossions elle et moi (et nous n'étions pas loin d'être les seuls), lors d'un entretien de deux heures haut en douleur, au cours duquel j'ai fait remonter les très grandes lignes des 22 heures 30 de doléances que j'avais à exprimer. J'ignore si la Direction m'aura entendu ou si elle se sera contentée de jouer la carte de la diplomatie, mais dans un cas comme dans l'autre, j'aurai gain de cause, aussi la page est-elle tournée pour moi. En effet, si de mésaventure la structure devait prendre mes mots à la légère, elle risquerait fort de comprendre ce que ressentait le Coyote face à Bip Bip quand sa propre bombe Acmé lui explosait au visage (ici, la bombe en question sera un quartier entier, ce qui, pour le coup, ressemblera plus à du "G.I. Joe" qu'à du "Looney Tunes", mais hé, on a les dessins animés qu'on mérite !).

- Récolté les lauriers médiatiques de ma très prestation remarquée (localement, entre deux festivals de la caillette et de la tripe de chauve-souris) en tant que "Prof Manga" officiel de la région, exerçant dans le cadre pourtant très sérieux de l'Accompagnement Educatif mis en place cette année au sein des établissements scolaires (tous niveaux confondus). Soit : un an payé à enseigner du DBZ, sans une plainte des parents d'élèves pour "activité licencieuse susceptible de valoir la damnation éternelle à leur chères têtes blondes" (c'est que certains voulaient faire interdire Harry Potter au CDI, pour cause de "sorcellerie", quand même... Du coup, je me sens presque lésé). Un bel exploit, de bons souvenirs, des jeunes supers (supers-gonflants, pour certains, mais c'est le "super" qui compte) (on y reviendra) et un second article dans la presse du cru, modèle de platitude et de pigisme revendiqué (on notera dans ces lignes une tendance au remplissage et au délayage confinant au pied-de-nez volontaire, qui ne manque pas de me rappeler mes tantônnants débuts dans les fanzines japanim', il y a quinze ans de ça).



Oui, j'ai un scanner de gauche.
(Mais curieusement, il fonctionne quand même).

Les gens pourvus d'yeux humains se trouveront sans doute dans l'incapacité de lire ce magnifique petit morceau de prose-café, aussi les inviterons-nous avec beaucoup de malveillance-déguisée-en-sollicitude à cliquer sur l'image pour la voir s'afficher en format gigantor.
Les autres pourront toujours jouer au grand jeu (populaire) du "Où est Charlot ?", en essayant de retrouver leur bon Maître L. dans cette photo très à son avantage (indice chez vous : de tous les collégiens en présence, c'est celui qui a le moins l'air d'un collégien - tout étant relatif par ailleurs -) (on finira par le savoir... et par y revenir) (aussi !). Avec, en supplément autrement plus gratifiant (pour ledit Maître L.), ce charmant "hommage", qu'une de mes "élèves" a posté sur son blog (la brigade des moeurs s'intéresse de très près à mon cas, du coup. Ils adorent mon bouquin) : "Voilà jvoulais dire un grand merci à mon prof de manga de cet année, qui m'a aidé dans mes dessins et surtout, appris à dessiner gros !! (ben oui avant je faisait dans le miniature :D)
Jsuis vraiment triste que tu partes et de ne plus te revoir l'année prochaine et vraiment heureuse d'avoir pris du coup ton e-mail ! Merci aussi à tout ce que tu m'a appris et tout ce que tu continue de m'apprendre !! Jpense que je peux aussi te dire merci de la part de Julie car elle doit penser pareil que moi !!"


Ce que ce cher Bassiste n'aura pas manqué de conclure par un légitime et néanmoins caustique : "c'est quand même beau que tu te retrouves prof de manga alors que tu ne sais même pas dessiner".

Je confirme. C'est TRES beau. : )


- Participé à ma toute première Boum (que d'émotions ! J'avais même enlevé mon appareil dentaire pour l'occasion), mais sans Sophie Marceau ni Mime éponyme, ni sangria non plus (bon sang, une Boum sans sangria, ce n'est pas une vraie une Boum ! C'est une Bam, ou une Bim, mais pas une Boum !) (oui, oui, je sais, Corto : "soooooooophisme !"). En bonne grande saucisse que je suis, je n'ai eu aucun mal à me fondre dans un décor presque intégralement composé de petites saucisses apéritives ou de verres de clairette aussi pétillants que mon sens de l'humour (la preuve). J'ai eu un peu plus de mal, par contre, avec les concept de "danse" (très arbitraire et aliénant aussi) et de "bouger en rythme" : le temps que je pense à bouger le pied gauche, c'était déjà au tour du droit, et de toute façon, ne sachant pas différencier l'un de l'autre, j'en ai souvent été réduit à y aller à l'intuition (pour un résultat qu'on devine sans peine). Pourtant, ce n'était pas faute de m'être entraîné avec des professionnels :
http://www.youtube.com/watch?v=n_BeSolrSm8&feature=channel_page ... Une formation idéale, en théorie, pour danser avec des partenaires profs de leur état et nanti d'un BAC +4 aussi impressionnant (pour moi) que leur statut d'entités féminines proprement dites. Mais en pratique... On comprendra bien que si je me suis retrouvé entraîné dans deux rondes bien folky, c'est plus une question de guet-appens bien orchestré que de volonté personnelle. Avec, à nouveau, une preuve édifiante (attention, explicit content !) :



L'observateur avisé que ce billet roboratif vous oblige à être ne manquera pas de noter :

1) Le regard désespéré de la prof malchanceuse, lancé vers l'objectif en appel au secours muet (la pauvrette !) (ne me demandez pas de qui il s'agit, au passage, parce que je n'en sais fichtre rien ! C'était une de ces histoires de Boum sans lendemain, qui n'ont pas plus d'aujourd'hui que d'hier...).
2) La position non homologuée des pieds de ton bon maître L., car non homologuable par un organisme humain (y compris en contexte "danse des canards").


- Signé deux nouveaux pitchs scénaristiques particulièrement inspirés (de l'actuelle mouvance DeathNote, s'entend. ça fait des vacances à Bradbury), qui me sont tombé sur le coin du conscient (littéralement, titres compris) par surprise, à moins d'une semaine d'intervalle, entre les rayonnages de la Fnac et ceux du Centre Culturel Leclerc (mes deux vraies maisons à moi).

Two of a Kind : dans un futur proche, un monde en désagrégation surpeuplé et violent, la société impose aux gens qu'elle sélectionne pour devenir "citoyens" de constituer des groupes de six "profils" (individus aux caractères psychologiquement complémentaires), au sein desquels chacun est responsable des actes de tous. Or afin de permettre la constitution de ces groupes, ()génération après ()génération, les enfants sont élevés coupés de l'extérieur, au sein d'instituts spécialisés où sera défini leur egotype et où leur survie à long terme dépendra des résultats qu'ils obtiennent à chacune de leurs évaluations. En effet, seuls ceux qui obtiennent les meilleurs résultats de leur communauté intègrent les très prisés "groupes provisoires", et seuls ceux qui parviennent à y conserver leur place en fin de cursus seront accueillis par la société. Leurs rivaux malheureux, eux, seront euthanasiés, gommés de la surface d'un univers qui ne tolère plus les seconds rôles. Dans ce contexte tendu, les névroses, rivalités, conflits et intrigues sont promptes à naître comme à s'envenimer, alors qu'amitié comme amour ne sont plus que dicté par des conventions arbitraires. Jusqu'au jour unique où deux profils divergents émergent à l'occasion d'un test de routine. Deux jeunes hommes au caractère opposé, qui ne se connaissent pas, et qui semblent ne correspondre à aucune case prédéfinie par une procédure que les siècles, jusqu'à présent, n'avaient jamais mise en défaut. Gardés à l'écart, en observation, en marge de ce système en équilibre précaire, tous deux se retrouvent, de par leur simple existence, à remettre en question le sens comme la finalité de l'institution dont ils sont prisonniers. Et encore n'est-ce là qu'un début. Bientôt, l'irréparable est commis. Un étudiant est assassiné. Un meurtre. Jamais les choses n'étaient allées aussi loin. Aussi, l'enquête commence... Avec, à la clé, un effondrement annoncé.

The Nobody Concept : Liedh et Leif ont grandi ensemble. Partagé les mêmes rêves. Caressé les mêmes ambitions. Bu aux mêmes sources pour étancher leur enfantine soif de justice. Car Liedh a un pouvoir. Un pouvoir de nature divine, ou du moins est-ce tout comme. Celui d'effacer les gens qu'il désire voir disparaître de la surface du monde, mais sans qu'ils cessent d'exister pour autant, en les rayant des mémoires de leurs proches comme de la société... Pourquoi n'aurait-il pas utilisé ce don de Dieu, dès lors, pour créer sa Jérusalem Céleste ? Et pourquoi Leif ne l'aurait-il pas secondé dans sa sainte mission ? Voilà expressément comment les deux jeunes gens grandissent : en justiciers de cour d'école, en héros ignorés, en purificateurs d'avenir, agissant dans l'ombre de l'oubli pour rendre leur monde meilleur. Avec leur propre façon de voir. Leurs propres critères, pour poser les jalons du Bien et du Mal. Des critères d'enfants. 20 ans plus tard, ils ont grandi, mais sont restés inséparables. Pas un jour, ils n'ont négligé de rendre leur justice, au nom de la communauté. Mais au fil du temps, imperceptiblement, ils se sont éloignés. Ou plutôt : Leif s'est éloigné. Le comportement de celui qu'il considérait comme un frère laisse parfois deviner une fièvre inexplicable, glaçante, dont il voudrait se préserver. Une fausse note. Rien qu'un doute, mais qui ne cesse de croître, et qui l'amène à découvrir que ce "frère chéri" ne se contente pas de leur héroïque duo, qu'il rend aussi la Justice seul et de manière plus radicale, aveugle, sans concessions. Alors il tente de le raisonner. Alors il lève la voix. Alors il est effacé à son tour. Découvre que l'existence de son ami n'était qu'un tissu de mensonges. Que son pouvoir ne se cantonne pas à ce qu'il lui en a révélé : qu'il lui permet aussi d'usurper l'identité, temporairement ou définitivement, des individus qu'il efface. Que ses intentions sont obscures, mais que son ambition le pousse à vouloir évoluer dans des hautes sphères qu'il n'a aucune difficulté à intégrer. Alors, Leif doit aussi apprendre à faire avec sa nouvelle non-vie. A faire avec son statut de paria. A faire avec le châtiment qu'il a si souvent infligé aux autres. Et retrouver ces autres, et se faire pardonner, et demander leur aide pour arrêter son ancien compagnon avant qu'il n'ait réussi à ériger son Monde Idéal ou à causer la Fin du Monde.

(Et nous ne parlerons même pas ici de GOD, mon "Life-Like" personnel, qui voit un flic procédurier obligé de faire équipe avec un schizophrène persuadé qu'il est Dieu-incarné-sur-terre, mais doué d'une capacité empathique propre à lui permettre de lire directement dans le coeur des suspects. Et pour compléter cette Sainte Trinité, une psychologue chargée de percer le mystère GOD, de découvrir la réalité de cette seconde personnalité aussi cynique que tendre et de veiller sur ce troublant personnage... Non, non, nous n'en parlerons pas. Ce ne serait pas raisonnable) (ha mince, c'est fait !)
(oups...)
(Mais depuis quand on est censé être raisonnables, ici, au fait ?)
.



- Travaillé à mon très perfectible cosplay de John Locke (le M. Propre de Lost), version Flashback de la Saison 2 (à l'époque où il avait encore un peu de lichen sur le caillou) :


"C'est la volonté de cette peau de vache de génétique" (et un peu celle de la coiffeuse aussi)

Avec Memorable Quote (de tête) pour compléter la panoplie :

La scène se passe lors de la rencontre dudit John (et/ou de ladite Locke) et de celle qui aurait pu être sa bienheureuse épouse s'il n'avait pas préféré retourner vers son bedonnant popa :

Elle : - Les chauves, ça me fait craquer.
Lui (indigné) : - Mais... Je ne suis pas encore chauve !
Elle (ironique) : - Pas grave... Je saurais attendre !

(Allez les p'tits boubounes, apprenons les Maths avec tonton John, maintenant. Niveau facile : "Si un train A part de Lille à 20h30 et un train B en part à 22h40, sachant que tous deux roulent à 230 km/h... Pourquoi ?") (oui, ça n'a aucun sens, c'est du tonton John)
(Réponse : "parce que c'est la volonté de Lille", évidemment)

(Hé, attendez ! Qui dit obtention d'un concours catégorie C dit forcément "niveau Brevet des Collège" ! Cette fois c'est sûr, nous ne sommes plus du même monde)
(mais franchement, l'avons-nous jamais été ?).



- Peaufiné un peu ma technique du Kamehameha (je rentre dans la Fonction Publique, ça peut toujours servir) ("Rentrer dans la fonction publique", certes... Mais alors, lui rentrer dans le lard !)...

(ou bien je me suis remis au Volleyball...)

Ceci étant, les habitués du blog le savent : en la matière, il y a longtemps que je n'ai plus besoin de quelque entraînement que ce soit, et que je fais ça pour la frime ! Nouvelle preuve, votre horreur :


Mes Kameha ont une lanière pour qu'on puisse les transporter partout
(avec une poche ventrale pour stocker les Snickers)

Un vrai petit Broly au 1/1ème (certes, la version bouillasse de Bio Broly, mais l'essentiel, c'est d'avoir "Broly" dans l'intitulé) (un peu comme dans "cadre C" de la Fonction Publique, au fond ! L'essentiel, c'est d'avoir le "cadre" ! Le reste n'est que littérature) (ou conséquences d'études de littérature, le cas échouant).

Cours de rattrapage pour ceux qui n'y sont pas, à la page :

Pour beaucoup, Broly, c'est lui, là, le mammouth haineux à dr... gauche !

Or c'est oublier un peu vite sa fameuse version bouillasse (aussi connue sous le sobriquet "version Royco Minut'Soup"), à g... droite ! (on y voit bien les croutons lyophilisés)

(ha ben oui, entre les deux, y'a comme un schisme)

C'est qu'on (cette phrase pourrait s'arrêter là. Mais ce n'est pas le genre de la maison) a souvent tendance à penser (oui, enfin, pas tout le monde quand même) que Dragon Ball Z est une série primaire pour élèves d'Ecole du même nom, mais ce serait négliger que ladite série aborde entre ses aplats verts et jaunes des thèmes et des questions de société qui dérangent, comme ici, les interrogations éthiques en lien avec l'industrie du clonage (de psychopathe monomaniaque spatial aux biceps surdimensionnés, qui plus est) (faut-il être inconscient pour s'y essayer !) (en tout cas, c'est des coups - au sens propre - à vite l'être de manière définitive, inconscient).


Et pour poursuivre un peu dans le même credo, pourquoi ne pas s'offrir le luxe d'un bon vieux AVANT (à dr... gauche !) - APRES (à g... droite !), pour illustrer combien les représentations mentales individuelles importent moins que la réalité et que la "vraie beauté, elle est à l'intérieur" ? ! (Impossible de me souvenir du nom de l'auteur de cette citation, mais c'était sûrement quelqu'un de très moche. Sim, peut-être, ou Ron Perlman) (ou moi, peut-être, à présent que j'y réfléchis...).

(Note pour moi-même : "enlever d'urgence l'adresse de mon blog de mes CVs !")

("Je sens comme un grand trouble dans la Force")...



* Ce que je porte :


- Contexte Tenue :

Les deux premières "œuvres d'un art qui n'a jamais si peu existé", ambassadeurs de la future ligne vestimentaire "Pour L. et Lui" : deux tee-shirts créés à l'arrachée à partir de dessins rapidement esquissés l'année dernière afin d'illustrer mon bouquin, recadrés et textualisés (mais ce n'est pas sale, il paraît) pour l'occasion.

















Version Rouge (Eléanore) / Version Grise (Philip)

Selon Corto : "le must pour quiconque souhaiterait se faire saigner à blanc en quartier homophobe".

Le rendu final est certes mitigé, mais vu la qualité très relative (même dans l'absolu) des transferts utilisés, ça aurait pu être bien pire. Seul vrai regret : avoir voulu faire trop conceptuel et ne les avoir pas centrés sur le tissu. Du coup, c'est conceptuel, c'est sûr. On peut pas le nier. Mais conceptuellement moche.

Avec ça, c'est sûr, je vais emballer sec (mes affaires, vraisemblablement, pour retourner pleurer chez ma mère).

- Contexte Accessoires :

De gauche à dr... De droite à g... Euuuuh, enfin bon, d'un sens à l'autre (la droite, la gauche, tout ça, c'est quand même super arbitraire, comme concept. Et donc très aliénant. Heureusement, je n'ai pas eu beaucoup de mal à m'en défaire, de ceux-là) : une version gothicaturale de la croix de Squall LeonHeart, le mutique héros de Final Fantasy VIII (une vraie nouille oui ! C'est dire si ton bon maître L. avait de quoi s'identifier !), en étain de mauvaise qualité made in China (coût : 15 euros. Je n'ai pas pris le modèle en plomb peint à l'amiante parce qu'il était beaucoup plus cher) (forcément). Une croix grâce à laquelle je m'amuse comme fou (y'a pas de hasard !) (y'a que de sottes gens...) à questionner les limites de notre sarkosainte Laïcité (et des signes ostentatoires qui vont avec. En effet : en est-ce un, alors que ce n'est pas vraiment une croix et qu'elle n'est pas liée à un culte de confession traditionnelle ? - Final Fantasy est un culte malgré tout -... Ou suffit-il que les gens l'identifient comme tel pour que cela en devienne un ? L'ostentatoire, dès lors, n'est-il pas plus dans l'œil du percevant que dans la chose perçue ? Ha haaaaaaaa...) et à faire peur aux bourgeois (si ceux-ci pouvaient deviner qu'ils s'écartent sur mon passage pour un médaillon de jeu vidéo, lol... J'aurais sans doute intérêt à courir plus vite que je n'en suis capable). A cela s'ajoutent trois badges exclusifs Lolitas/Petit Chaperon Rouge (parce que c'est pas des signes ostentatoires, ça, peut-être ?) made in la Fanfan Factory (en pleine expansion) de François Amoretti (2 euros pièce). Enfin, last but not least, le badge COLLECTOR édition ultra limitée (50 exemplaires !) du groupe fictif de l'ami Bassiste (un logo conçu par le glorieux moi-même. Mais si. Souvenez-vous. Coût : gratos).

Comme la mode, "c'est ce qui se démode", je préfère miser sur l'intemporel multidimensionnel, quitte à être humainement hors sujet (un peu plus, un peu moins...).


* Ce que je lis :

- Le Petit chaperon Rouge, petit opuscule très élégamment illustré par la plume sensible du susmentionné François Amoretti, pour redécouvrir de galante façon un conte aussi intemporel que ma façon de me looker, dont la morale est toujours autant d'actualité, hélas (même si les loups évitent de manger des enfants, de nos jours, pour ne pas chopper la grippe humaine).

- Mirai Nikki, nouveauté manga surfant, comme le très bon Prince des Ténèbres, sur le succès d'un Death Note dont il réinvente le principe à sa sauce, en beaucoup moins intelligent, certes, mais aussi beaucoup plus rusé (et dynamique !). Le graphisme approximatif et d'un classicisme presque décourageant permet d'atténuer un peu le caractère malsain de ce jeu divin dau cours duquel une dizaine personnes capable de prédire l'avenir seront amenés à lutter aveuglément les uns contre les autres pour gagner le trône d'un Dieu sur le déclin. Entre légèreté tout public et egos dévorés par la névrose, aucun profil en présence, si innocent qu'il paraisse, ne semble pouvoir sauver ces âmes à la dérive et promettre un happy end en fin de partie. Perfectible, mais prenant...

- Letter Bee : une fable humaniste et réjouissante, qui emprunte autant à Full Metal Alchemist qu'à One Piece (deux must have, cela va sans dire) pour s'éloigner des traditionnelles productions opposants des héros charismatiques aux pouvoirs surnaturels dans des tournois sans fin et proposer, à l'opposé, une promenade nonchalante dans un monde de nuit éternelle, où seuls les riches ont droit à la lumière et où les chemins rocailleux sont arpentés de long en large par les Letter Bee, facteurs d'un univers mourant, avec l'espoir dans leur besace et en charge du "coeur" des expéditeurs. Un cadre poétique, des histoires sans autre envergure que quelques sourires sur des traits d'enfant (et quelques pleurnicheries, aussi), une narration parfaitement maîtrisé et un trait particulièrement habile font de ce petit titre discret une jolie réussite.

De quoi se consoler un peu d'une réédition de l'excellent RG Veda vendu à un prix consternant (20 euros le volume) par des éditions Tonkam au sommet de leur art (option commerce)... Une version de luxe imprimée, dit-on, sur du papier doré à l'or fin, avec une couverture rigide en peau de Dodo et un signet en patte de bébé phoque (il faut bien justifier le prix...).


(
Ha mais vous attendiez des vrais livres sans images ? ! Lol. On ne mange pas de ce pain là, ici !)

(Pas tant que j'aurais le mien à terminer, en tout cas)


* Ce que j'écoute :

- Gotholic, le nouvel album des toujours confidentielles (mais de plus en plus démocratisées) Kokusyoku Sumire, deux reines de coeur façon Alice in Wonderland à l'univers musical d'un atypisme nippo-nippon, tantôt traditionnel, tantôt lyrique, tantôt déjanté (et souvent les trois à la fois), déconcertant de prime abord mais addictif quand on se laisse porter et qu'on visite ces pistes comme autant de hauts-lieux d'un imaginaire entre rose guimauve et sauce curry spicy.


Rien de tel qu'un clip pour donner le ton (si ce n'est toute une gamme), sur le fond comme la forme :


(Je n'ai hélas pas trouvé d'extraits du nouvel album, alors vous n'aurez qu'à l'acheter, sur le site de François Amoretti - comme tous les goodies précédemment cités, d'ailleurs -. Vous auriez grand tort de vous en priver, puisque de toute façon "l'argent ne fait pas le bonheur" : ).



- Alone in the Dark : bande originale d'un jeu vidéo mythique, bourré à craquer de zombies et d'ombres menaçantes (comme dans les Sims, quoi), dont le dernier opus en date est aussi raté que les précédents étaient des réussites. A l'opposé du jeu lui-même, saturés de ténébreuses influences, les thèmes du compatriote Olivier Derivière (Cocorico, c'est pas si souvent !) excellent dans le registre du suintant, du nocturne, de la tension (palpable) et d'un torturé qui, souvent, confine à l'apaisement. Musique de chambre (lumières éteintes), l'ensemble sonne émotionnellement aussi riche qu'abouti, et l'album laisse un véritable arrière-goût de voyage (dernier, peut-être) et de satisfaction.





- Lenka-en-boucle, aussi - inévitablement - (mais si ! Je vous en ai parlé un peu plus bas, bande de poissons rouges !), dont le premier essai est plus que transformé par un acidulé et un doux-amer qui transporte, transperce, envoie sans coup férir dans les nuages avec une simplicité, une créativité et un charme tentateur jusque dans ses intonations de voix. Impossible de rester indifférent, du coup : c'est la foire aux hormones ! Chaleureux comme un ciel d'été, lumineux comme son reflet sur la mer : un bras de lagon rien que pour soi, qui oblige presque à voir la vie du bon côté et ce, jusque dans ses thématiques plus sombres, comme en témoigne ce nouveau petit bijou de clip-grain-de-sable (encore) :



Je ne pouvais donc, d'enthousiasme, que faire du grand "The Show" (son premier single) l'Hymne officiel de "ma vie - seconde partie", un oasis au son duquel je viendrai fréquemment me ressourcer, un compagnon pour m'inviter à relativiser quand je shakespearise trop mon existence et, aussi, non moins inévitablement, un petit duo à l'ancienne, histoire de me l'approprier (n'ayant pas renoncé à l'ambition d'arriver à chanter juste, même de façon très éphémère, ni à celui de crever vos fichus tympans, même de manière définitive). Alors certes, personne ne sera surpris d'apprendre (faites semblant, les gens !) que je suis parfois "un chouïa" à côté des paroles (sans compter qu'il m'arrive de monter au mauvais moment - et de descendre en conséquence -), mais pour ma très sophistique défense, sachez que je n'avais répété qu'une seule fois ! (vu mes facilités en tout, il m'est très difficile de concevoir que je puisse avoir besoin de préparation en quoi que ce soit).

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Les non-amateurs de performances vocales auront droit en "compensation" à une rapide, mais néanmoins éloquente, visite guidée de ma garçonnière d'amour (tm).



Et si cela ne devait pas suffire à échauffer les esthètes exigeants que vous faites semblant d'être (lol) (je suis trop drôle, vraiment), nous conclurons ici avec ce vibrant hommage à "La Meilleure Chanson au Monde", qui sera aussi l'occasion de découvrir un groupe injustement méconnu :


(Clip à égalité, dans mon coeur, avec cette prestation unique - japonaise, à nouveau - qui arrive à concilier une approche ClaudeFraçoyenne de la gestion de scène, une approche ChantalGoyesque de la danseuse d'arrière plan en string à paillettes et une approche BarryWhitienne du crooning Kronenbourg :
(On aura beau dire, un live, c'est quand même autre chose. Et là, ça doit être hachement live, parce que c'est hachement autre chose aussi !)



* Ce que je regarde :


Après avoir savouré tout mon saoul l'ivresse bachique des très cérébrales et décalées (chacune à leur manière) premières saisons de Life et de Doctor Who, j'en reviens à mes premières amour de japoniaiserie option "violence gratuite" (Lapalissade, objecteront les bienheureux fans de Zone Interdite) (bienheureux, car le royaume des cieux leur appartient. C'est dans la brochure) pour me pencher sur l'intégrale de Gungrave la bien nommée (littéralement : "FlingueTombe". Rien que le titre raconte toute une histoire !) (toute l'histoire du DA, en tout cas).

Mafias, zombies, trahison, lutte fratricide, héros mutique, amour impossible... 26 épisodes à la narration atypique, délayée, délestée de l'emphase et de l'esbroufe si chères aux productions made in soleil levant... Pour le meilleur et pour le pire. Pour, aussi (et surtout), adapter en grandes pompes un célèbre jeu vidéo en deux opus et rendre justice à la profondeur abyssale de son scénario, parfaitement résumé par ce bref extrait "en situation" tout à fait contractuel, lequel nous évitera d'avoir à développer le pitch : http://www.youtube.com/watch?v=qPg4GR9wEHQ&feature=related .

Partant de ce principe, la série vire dès son deuxième épisode à l'exercice de style rondement mené en proposant de s'appesantir sur les prémices d'une tragédie annoncée, tout abordant le sujet avec une intériorité (et un statisme dans les rares scènes d'action) assez inattendue : ainsi, là où le tout premier plante un décor, les 15 suivants s'efforcent d'expliquer le cheminement humain ayant mené à ce climax, dont les derniers constituent l'explosion (suivant en cela le déroulement du premier volet interactif).

http://www.youtube.com/watch?v=i0zUmAaeE2o

Inégale dans sa réalisation (pourtant signée Madhouse) proposant un chara-design des plus originaux (lequel pose d'ailleurs bien des soucis aux animateurs), l'ensemble peine à fonctionner fractionné en épisodes mais se révèle être d'une belle densité dès lors qu'on l'aborde par segments de trois ou quatre. D'une subtilité (relative) surprenante, compte tenu du sujet, Gungrave déroute de par sa volonté de s'affranchir des codes propres à l'animation nippone et manque par-là même de lyrisme, mais gagne en réalisme (relatif, à nouveau) pour vite devenir addictif et prenant. Seule la musique, piétinant allégremment les plates-bandes d'un Cowboy Bebop, gâche un peu le tableau en achevant de lui ôter toute démesure potentielle, mais sans parvenir pour autant à déprécier l'exploit adaptatif que représente ce nouveau succès de Yasuhiro (Trigun) Nightow.

Pour couronner le tout, en grand adepte du décalage que je suis (mais si, voyons !), j'ai eu le grand plaisir de payer cette intégrale (attention, rab' de maths façon tonton Locke !) la moitié du prix que j'avais payé la moitié de la série il y a deux ans de ça, ce qui est toujours bon a faire figurer dans une éventuelle autobiographie. De la même façon, notez que fort curieusement, je possède les deux jeux vidéos (ainsi que le artbook tiré du second) et que j'en suis très fier. C'est certes très loin des subtilités romanesques que j'affectionne traditionnellement, mais c'est stylé et qui plus est, c'est très loin d'être la plus mauvaise franchise à dormir dans ma très éclectique collection !

(La palme de mes plus mauvaises acquisitions en la matière revient en effet à Castle Shikigami 2 : http://www.youtube.com/watch?v=XBLSTRwE5ZQ&feature=related
- simulation de 14 juillet et/ou de lancer de bonbons Haribo, avec une option spéciale pour jouer... en posant sa télé à la verticale ! -. A égalité, bien sûr, avec le fumeux Drakengard - simulation très réussie d'ennui profond - Waterloo, morne plaine, mais avec un dragon -, menée de main de maître par un "scénariste" échappé de l'asile désireux de faire partager son vécu intérieur avec un plus grand nombre qui n'a hélasjamais eu besoin de ça pour être raccord sur ce plan).


Pour m'acquitter de l'échange équivalent en bonne et due forme (et fêter dignement ainsi la diffusion aussi gratuite que légale sur Dailymotion de la nouvelle série de Full Metal Alchemist - Brotherhood -, et son générique très classieux : http://www.youtube.com/watch?v=mOI2uYGfhFM&feature=channel_page
), je compte rapidement mettre la dernière touche à mon cosplay John Locke, en vendant un rein ou deux afin de pouvoir acquérir le DVD du magnifique Tenshi no Tamago (50 euros, quand même. Mais hé, j'vais bientôt être riche, avec mon salaire de cadre C de l'administration ! J'pourrais presque manger à ma faim tous les jours !). Mamoru Oshii, Yoshitaka Amano : l'union sacrée... Autant dire que si vous ignorez le lien ci-dessous, vous passerez à côté du plus beau moment de votre existence (somme toute assez médiocre, non ?) :


Peut-être cela me consolera-t-il de n'avoir ni
Dreamcast, ni Eldorado Gate, un jeu rétro, mais massivement signé du pinceau du Maître (Pas moi, hein. L'autre) :


Entre deux colosses terrassés dans l'immenssisime Shadow of the Colosseus (dont je vous ai parlé tantôt, et qui confirme à l'usage son statut d'œuvre digitale hors du commun), et deux colosses terrassés dans le bac à glace de mon congélateur (incrustés d'éclats de noisettes, attention ! Ils sont redoutables) (eux devraient avoir ma peau, du reste, mais à long terme), me voilà bronzant sous le soleil de plomb (soleil made in China ?) des très estivales côtes du très exotique Forbidden Siren 2.

Lunettes de soleil et crème indice 7 obligatoires ! Jugez plutôt :

http://www.youtube.com/watch?v=1Rhkl1iY7Wg

Une île déserte au large du Japon, dont tous les habitants se sont volatilisés en une nuit, quelques trente ans plus tôt... Des personnages au passé sulfureux, tous liés de près ou de loin à ces territoires désolés... Un hurlement... Des flots de sang... Un naufrage... Une nuit sans fin, des bâtiments désaffectés, des morts en marche et des spectres grimaçants... Surtout : un découpage de l'action conceptuel façon David Lynch, en puzzle éclaté dans l'espace et dans le temps, à remettre en ordre et à reconstituer en suivant les destins croisés des protagonistes en présence...

Techniquement magnifique et tétanisant.

Né avec la célèbre série des Resident Evil (BioHazard), le genre du Survival Horror, comme on l'appelle entre nouzautres hardcore gamers, n'est pas le plus détendant (ou le plus sain, en terme d'ambiance) au monde, mais il représente à n'en pas douter l'expérience vidéoludique la plus riche (émotionellement), la plus vibrante, la plus immersive et la plus cinématographique qui existe à ce jour... Alors quand les scénaristes entendent sortir des sentiers battus et faire dans le surréaliste, il serait encore plus malsain de bouder son plaisir (même coupable).

* Verdict final :

Pour les autres morts en marche de la tête qui n'auraient pas d'ores et déjà deviné la réponse à la lancinante question posée en ouverture de ce billet anthologique (n'ayons pas peur des mots, mais craignons celui qui les emploie), celle-ci ne peut qu'être une très explicite reprise en chœur avec un sourire goguenard (et la Grande Sophie, "accessoirement") :


OH YEAH !

Du coup, autant dire que pour tenir bon, il va me falloir :



Seulement voilà : on est un héros ou on ne l'est pas !

Et quand on ne l'est pas, il faut tout mettre en œuvre pour le devenir.
Donc acte.

Quant à l'avenir du présent blog... Il risque d'être pris dans l'ambre un temps plus que certain... Celui qu'il me faudra pour me "poser" dans ma nouvelle vie... Celui qu'il me faudra pour que le naturel revienne au galop du mythique cheval d'Eric Blessed... Aussi, patience. Mais quoi ? Avec ce seul billet, vous avez une ration de liens, de vannes tendance fumiste, de mots-valises en carton et de réflexions insensées pour un an, si ce n'est plusieurs siècles !

Voyez donc ma future absence prolongée comme une occasion en plaqué or de relire (
lol) les 180 billets précédents... Voire de les apprendre par cœur (vous connaissant comme je ne vous connais pas, je suis sûr que vous avez dû en rater un max, et peut-être même délibérément, pour les plus Cortoïens d'entre vous)... Voire vous atteler à lire TOUT le contenu du Feather Site et des Feather dérivés listés à g... droite. Voire parcourir TOUS les Feather liens.

Ceci fait, vous n'aurez plus qu'à répéter trois fois "Maître L." à haute et intelligible voix (
sans accent Marseillais, SVP), et hop, promis, abracadabri, abracradra, comme le T800 : je re-vien-drais !

Hasta la Vista, Débilos ! ; )

*


BONUS (copyright : Einstein) "CONFESSIONS INTIMES" : sachez-le, je suis un prince elfe. Ou peu s'en faut. En effet, en enfant de goût que j'étais, tout petit déjà (et jamais aussi grand, sans doute), appartenir à l'humanité me pesait énormément (hier moins qu'aujourd'hui, et encore bien moins que demain), aussi passais-je des heures debout face au miroir, à regarder mes oreilles sous toutes les coutures (oui, mes oreilles sont cousues à même la peau. Pourquoi ? Pas vous ?) pour voir si elles n'étaient pas, par extraordinaire, ne serait-ce que légèrement pointues. Plus que n'importe quel test ADN des Experts Tir Nan Og, cela aurait confirmé mon incontestable appartenance au peuple si raffiné des elfes (et par extension, expliqué la manière dont je m'habille et dont je bouge mes mains, ouuuuuuuuhhhhh !). J'aurais été un prince, exilé dans le monde des hommes par ses souverains de parents, le temps qu'une grande guerre se termine et que je puisse monter sans danger sur le trône. Or plusieurs décennies plus tard, force est de constater que...



Ben "que", quoi.

Même les oreilles des gentilshommes des bois du Seigneur des Anneaux version Peter Jackson ne soutiennent pas l'auriculaire comparaison avec mon "foliaçage" personnel (Corto vous expliquera cette notion mieux que moi, mais "demain". C'est une tradition séculaire, chez lui). Ce qui tendrait à prouver mieux que maints longs discours, que soit je suis bel et bien un haut dignitaire Sidhe loin de sa terre natale, soit le Destin a un sacré sens de l'humour.
(la réponse est dans la question).

Et dans le même ordre d'idée, après rivalisage en règle (mais sans prothèses en latex) avec un Orlando Bloom très surfait, voilà que je m'attaque à un autre genre de minets :


Miaou !

(Comment ça, "Beurk", jeune impudente ? Mais quel jugement à l'emporte-pièces détachées, dis-donc ! Qu'est-ce qu'on a dit, déjà, au sujet de la beauté intérieure ? ! Non mais franchement... Pffff, ça se pâme devant les vampires romantico-toc de Twilight, mais confrontées à la seule et unique vraie réalité en matière de vampires romantico-toc, tout à coup, ça a tendance à frétiller moyen !)
(Il n'empêche que ce n'est pas à tout le monde non plus qu'un dentiste propose de limer les canines !)
(véridique, comme beaucoup de choses sur ce blog !)
(Oui, les effets jaunâtres sur la photo NE sont PAS des effets Photoshop !)

Voilà pour l'essentiel des grandes lignes de l'introduction conclusive de ce billet XXL avec grandes frites et grand Coca, que l'on terminera par une réflexion de haute volée (à la tire), puisque nous avons précédemment eu la condescendance de convoquer l'ami Albert :

"Tout est Relatif".

Certes. Mais si tout est relatif, alors cela veut dire que l'affirmation "tout est relatif" elle-même est relative, et donc, par conséquent, que tout est relatif, mais uniquement de manière relative et qu'en toute logique, certaines choses, à l'inverse, sont absolues, à commencer par cette affirmation (et donc, non, "tout n'est pas relatif", surtout si "tout est relatif". Capice ?).

Et dire que c'était censé être un génie, Bébert...

On voit bien que personne n'avait inventé One Feather a Day à l'époque !
(Il y a gros à parier que si cela avait été le cas, la Seconde Guerre Mondiale aurait vite tourné court, et sans bombe atomique pour mettre les gens d'accord, non... Tous les peuples du monde se seraient vite unis autour du concept humain le plus fédérateur depuis l'aube des temps : un ennemi commun - là encore, je laisse à Corto le soin de vous expliquer ça, mais demain pareil -).

Et pour terminer de terminer (non mais sérieusement ? Vous avez VRAIMENT lu tout ça ? Chapeau bas !) (ne manquez pas de jeter quelques piécettes dedans au passage) , une énième (et sans doute pas dernière) tentative pour prouver que si, si, je sais chantouiller sur les bords, et que c'est juste le vilain micro qui débloque... Mais comme je découvrais la chanson au fur et à mesure de l'enregistrement (Répéter en amont ? et puis quoi encore ? C'est bon pour les Albert Einstein de base dans votre genre, ce genre de compromission), j'ai interrompu ce qui s'annonçait comme un nouveau massacre comme vous vous plaisez à en célébrer...

video

C'est dommage, je sais.
Dommage collatéral.

*

- Dites donc, Maître, ce n'est pas pour dire mais vous ne vous êtes pas foulé, questions nombre de liens. Ajouté à l'absence de texte, ça donne une mise à jour très pauvre quand même.
- Bon alors que dis-tu d'une tranche de
http://www.youtube.com/watch?v=fbA17x-7H80&feature=channel_page , Igor ?
- Mouais, pô mal. Vous me prenez par les sentiments. Mais ça reste très léger.
- Et
http://www.youtube.com/watch?v=pw_lhPyWk8c&feature=channel_page , alors ?
- Pas de quoi rester sur sa faim, certes. Ni sur sa fin.

(Provisoire)

Photomateur

Très cher Monsieur Meetic.fr,

En attendant un vrai bon gros billet bien bourratif sur ce blog hypercalorique (le temps que je me remette de certains vertiges particulièrement handicapants), je t'écris humblement (lol) pour solliciter tes glorieux services (re-lol). En effet, je m'appelle L. de mon prénom pseudonymique et je suis un gars très gentil (sauf quand je suis méchant) (et encore), à qui les gens aiment bien emprunter de l'argent à long terme et promettre l'éternité à court terme. Moderne jusque dans ma manière d'appréhender la syntaxe et la grammaire ("...sait faire un bon café". Oui, j'ai beaucoup d'humour, aussi), j'aime énormément l'aventure (j'ai plein de jeux de rôles sur ma Playstation 2), les traditions culturelles et les reliques de civilisations disparues (j'ai aussi une Playstation 1) et si je suis titulaire d'une Maîtrise de Lettres Modernes (ce qui en dit long sur mon intelligence et/ou sur le niveau moyen des études à Grenoble IIII), j'ai su rester simple ("un esprit simple dans un corps simple", telle est ma devise. ça et : "fluctuat nec ergo sum, fili !") et je suis aussi très sportif (je vais jouer à la Wii chez les copains). Par conséquent, je m'estime plus que bon à marier (voire un peu blette sur les bords), et je te serais donc reconnaissant de bien vouloir faire jouer tes relations pour me trouver une femme et/ou (à défaut) une corde de chanvre (voire une playstation 3). Comme demandé, je te joins mon book de mannequin professionnel allongé sur le carrelage (tiens-le toi pour dit : ce n'est pas pour autant que je désire rester sur le carreau).



Après mûre (voire blette) réflexion, je pense sage de revoir mes exigences initiales à la baisse : si tu n'arrives pas à me trouver une femme fan de Gollum, je pourrais me contenter d'un animal de compagnie qui ne me mordrait pas, d'une abomination cosmique ou même, dans le pire des cas, d'un Corto avec une perruque blonde (après deux verres de clairette, il n'y paraîtra plus). Mais enfin quelque chose, quoi. De vivant, si possible. Dans cette dimension, ou dans une autre.

Cordialement,

L. de son prénom pseudonymique

*

- Non, franchement, rien à redire : un tel billet, ça valait le coup de l'attendre !
- N'est-ce pas, Igor ? ! Ravi que tu partages mon avis. Plus le temps passe, plus ce blog atteint des sommets MadGeniusesques !
- C'est carrément le Kilimanjaro, là, Maître.
- C'est pour ça qu'on manque d'oxygène, alors ?
- Non, Maître. ça, c'est la corde de chanvre.
- Ah OK, OK...

dimanche 7 juin 2009

Miroir, Miroir, mon Beau Miroir, suis-je vraiment le plus Moi ?

Comme un poisson (lune) hors du bocal-terre : trois semaines entières en animation suspendue (comme un vulgaire épisode de DBZ !) sans pouvoir créer, rêver, me perdre en soupirs, à apprendre des choses passionnantes (du tout) sur les "personnes morales de droit public" (que même que c'est en même temps des personnes, et en même temps des bâtiments dis-donc) et sur la différence fascinante entre déconcentration (quand on n'est pas concentré) et décentralisation (quand on n'a pas le chauffage central), il fallait bien que ça arrive (et c'est heureux, je le précise. Qu'il y ait au moins un de nous deux qui le soit, bon sang) (mais qui est l'autre, au fait ? Et pourquoi c'est toujours lui ?) : mon cerveau a eu le très rationnel bon goût de se prendre lui-même en otage et de décider de négocier avec les terroristes en court-circuitant mon canal d'acquisition de connaissances (chose aisée pour lui. C'est que c'est un très vieux modèle de canal d'acquisition, et qui a très peu servi) (il fonctionne avec des boules en bois), pour s'auto-imposer un "nouveau" scénario, en écho à plusieurs anciens dont il recycle la thématique (ainsi que certains éléments annexes qui me sont chers), tout en transposant ce beau monde (virtuel, inévitablement, on commence à bien me connaître) dans une logique narrative inédite (en contexte "moi"). Fake, web série virtuelle au croisement entre Life on Mars, et Lost, prévue sur la bagatelle de 5 saisons, avec pitch de saison 1 à la clé, en exclusivité multidimensionnelle sur ce blog ! Même Spock n'en a pas eu connaissance avant vous ! (et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir tenté de se télétransporter dans l'avenir avec un transpondeur B-cent vingt douze copyrighté J.J. Abrahms...)

(Et pour illustration sonore, profitez-en pour découvrir Sia !
http://www.youtube.com/watch?v=wbP0c9TZfzM&feature=channel_page)

Fake


Ce monde aurait pu être idéal. Il aurait pu avoir tout ce qu’un monde doit avoir de soleil, de lumière, de ciel bleu, de jolies maisons blanches, de sourires, de promesses, de regards chaleureux et d’émotions naissantes…

Il aurait pu être idéal, à défaut d’être parfait. Pour chaque contrariété, une compensation. Pour chaque chagrin, un geste tendre.

Liedh aurait pu, dès lors, s’y trouver aussi bien qu’on pourrait l’être dans les chaussures d’un jeune homme de vingt ans mal à l'aise dans sa nouvelle peau d’adulte. Il aurait pu partager le quotidien monotone - mais rassurant - d’une famille aimante, ou les fous rires de camarades de faculté aussi désorientés que lui, nourrir des ambitions, caresser des projets aventureux pleins de représentations et de fantasmé.


Seulement voilà, il aurait pu, aussi, passer sans s’arrêter devant cette immense porte à double battants que personne n’est supposé voir. Ne pas essayer d’en forcer l’entrée. Ne pas franchir son seuil. Ne pas s’aventurer dans les ténèbres étirées au-delà. Il ne se serait pas réveillé dans une salle de métal d’à peine 6 mètres carré, n’aurait pas découvert l’ordinateur individuel qu’elle renfermait et sur cet ordinateur… n’aurait pas vu son monde s’étaler sous ses yeux, avec son ciel, sa lumière, ses jolies maisons blanches, tous ceux qui comptent pour lui…

Au-delà encore : pas d’issue. Pas d’autre monde. Pas d’autres gens. Pas de réponse. Rien que l’ordinateur. Rien que la possibilité d’avoir accès à toutes les données concernant l’endroit où il est censé vivre. Une chance de tout savoir, de tout apprendre, de tout connaître. D’épier. De surveiller. De découvrir les secrets des uns et des autres, leurs goûts, leurs souhaits, leurs erreurs, leurs grandeurs, l’envers de leur décor. Il suffirait d’un nom entré dans la machine, et ensuite où qu’ils soient, quoi qu’ils fassent… Il le saurait.

Dès lors, il pourrait user de ce savoir pour aider ceux qui en auraient besoin, ou, à l’opposé, pour régler ses comptes, tricher, mentir, manipuler, séduire les inaccessibles, retourner chaque chance à son avantage… D’aller retour en aller-retour, il pourrait être tenté de plier ce monde à sa volonté, s’y prendre pour Dieu, s’en amuser comme d’un jouet, ou bien se désintéresser de ce qui, jadis, attisait sa curiosité, ouvrait des perspectives… sachant que rien n’est vrai, que tout est faux, et que lui seul est authentique.

Pleurerait-il encore, quand il serait supposé être triste ?

Compatirait-il encore, pour ces personnages de jeu vidéo et leurs tragédies de micropixels ?

Pourrait-il vivre une vie qu’il saurait ne pas être une vie ?

Arriverait-il à donner du sens à ce qui, au fond, n’en aurait jamais eu aucun ?

Et le jour lointain où par accident, il découvrirait que la pièce d’acier n’était close qu’en apparence et qu’elle n’était, en fait, que le point de départ d’un immense labyrinthe froid, vide, dépourvu d’humanité…

Jusqu’où s’y aventurerait-il pour trouver ses réponses, pour trouver un semblable, un semblant de réalité ?

(Harcelez TF1 pour la suite, les gens. ça ne pourra pas se faire sans eux !)


*

En bonus D' (D prime, essayez de suivre, un peu) INCLUSIF : quelques nouvelles photos timides à découvrir en galerie Flickr :
http://www.flickr.com/photos/29806544@N04/
histoire d'achever de se démonter le moral à la clé anglaise !

*

- Hauts les coeurs, les gens ! Tenez-vous le pour dit, c'est la semaine où je perds TOUT ! Chouette ! Chouette ! J'commençai à en avoir un peu marre, de tout ce bonheur !
- Je fais péter le Champomy, maître ?
- Attends samedi prochain, Igor, enfin ! Et sors le douze ans d'âge ! Qu'on fête ça dignement avec un coma éthylique de type pompette en proportion...

dimanche 31 mai 2009

Coups de coeur en plein Coeur !

Alors que mes sombres nuages personnels ne cessent de se personnaliser et de s'assombrir, en passant par toutes les nuances de gris et d'obscurs de cette dimension comme d'au moins vingt quatre autres, quelques pigments d'espoirs, quelques étincelles de soulagement, quelques feux follets de bonheur émaillent la route pour perdre dans l'illusion d'un monde meilleur, plus créatif, plus profond, plus vrai, plus élevé, plus conforme à la définition que j'aimerais en donner...

Ou : la Création comme Nostalgie d'un Paradis Perdu.

Au bord de l'abîme Nietzchéen : découvertes en rafales !
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* Musique :
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Côté face, Kanon Wakeshima adapte l'ombre chinoise à la pop japonaise, avec douceur, légereté, intelligence et giboulées de sentiments. Mi Gothique, Mi Lolita, elle se démarque de l'aspect "lisse" traditionnel qui encombre souvent les productions Made In Soleil Levant en laissant sa voix cristalline sombrer dans des froufrous d'instruments à corde angoissants et de heartbeats mécaniques façon boîte à rythme musicale. A chaque tour de manivelle vocale, le carroussel s'anime, les personnages se mettent à tourner, des silhouettes lumineuses de monstres et de fées se retrouvent projetés sur un écran de toile d'un noir qui colle à la peau.
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Une princesse déchue à découvrir, donc, via ces deux magnifiques clips réalisés pour illustrer les deux titres concluant les épisodes du ténébreux D.A. Vampire Knight !

http://www.youtube.com/watch?v=BWUxZ7LIUss

http://www.youtube.com/watch?v=U_Xkxs4eA0I&feature=related

(Par souci d'honnêteté intellectuelle - même si les deux concepts sont quelque peu hors sujet en ce blog -, on soulignera ici que si François Amoretti, grand chambellan et spécialiste de la culture Gothic Lolita - http://francoisamoretti.blogspot.com/ -, émet quelques doutes quant à la sincérité artistique de la demoiselle, l'accointance d'univers créant la partialité, nous lui accroderons pour notre part le bénéfice du doute jusqu'au soir où elle laissera choir son masque).


Côté pile, Lenka, ou comment tomber fou amoureux en quelques 4 minutes et 6 secondes. Alors qu'elle danse sur la pointe des pieds dans les traces aériennes d'une Lily Allen, chacune de ses pointes enfantines, mutines, acidulées, fait surgir primevères, paquerettes, muguets et tournesols sur son passage !
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Un vrai concentré de Vie, de Bonheur, d'Energie, riche d'une naïveté assumée, pétillante, qui coule littéralement dans les veines qu'elle colore. Aussi torturé que l'on soit, on se surprend à entrer dans la danse, à saisir le sourire dont elle nous tend la paume, à rejoindre le "Show" et à chanter en soi, à prendre de la hauteur, à planer au-dessus du ciel pour voir le monde en mille millions de milliards de nuances rosées...
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Et ma foi, oui, qu'est-ce que ça fait du bien ! Avoir, comme ça, le coeur qui s'emballe, qui revit, qui supplie pour un battement de cil...
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(Il y a du Pushing Daisies dans ce clip ! Et des oiseaux en tissu, aussi ! Qu'est-ce qu'un homme sensé et romantique pourrait rêver de mieux ?)
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C'est ce qui s'appelle porter haut sa trentaine, son univers et son talent d'artiste "complète" (actrice en supplément) ! Et c'est, par conséquent, une dépêche officielle : je l'aime d'amour musical fou, ma petite Australienne !
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Son album éponyme sort sous nos lattitudes à la mi-juin, et autant dire qu'il va falloir se précipiter droit dessus (je parle de l'album, là, je précise) (attention à ne pas marcher sur mes plates-bandes ! Je ne saurais tolérer une telle inconséquence, même de la part de mes bien-aimés non-lecteurs !).
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* Dessin Animé :
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Côté pile ET face, simultanément ! Premier long métrage signé Makoto Shinkai, énième jeune surdoué de l'animation japonais habitué à tout faire seul et débordant d'un talent quasi-surnaturel (soupir), "La Tour au-delà des Nuages" est, comme son seul titre suffit à l'indiquer, tout ce que promet sa bande annonce, et encore bien, bien, bien au-delà.
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Virtuose dans sa narration pourtant complexe, à aucun moment il ne sacrifie l'intimiste de ses personnage à un scénario pourtant tortueux, orginal et ambitieux, pour livrer une véritable vision composée de fulgurances, d'émotions, de décors en morceaux d'Eden et d'éclairages d'une séraphique poésie.
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Pour un peu, les mots manqueraient presque pour décrire la beauté, la portée, la chaleur d'un résultat final que dessert, hélas, des designs trop classiques, ainsi que les mille pistes scénaristiques laissées par l'auteur en chemin, faute de pouvoir les explorer pleinement. De menus détails, néanmoins, en regard de ces 90 minutes de bonheur et de créativité à l'état pur, injustement présentées en France comme un "nouveau Miyazaki", dont elles ne rejoignent ni le fond ni la forme (pour le meilleur !), au croisement entre un Mamoru Oshii période Patlabor, un Hideaki Anno et un Yoshiura Yasuhiro (Pale Cocoon, voire critique sur ce blog, section dessin animé, ou sur le Feather site). Hors de question, dès lors, de rester à la surface des personnages ou d'emprunter des sentiers trop codifiés ayant vocation d'universalité : l'auteur se livre tel qu'il est, sans fausse pudeur, sans concession, et laisse au spectateur le soin de venir jusqu'à lui - si l'envie lui en prend -. Il ne lui impose rien, il lui propose. Et c'est, déjà, un magnifique cadeau.
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Une tour immense à l'horizon, qui défie les nuages. Trois amis d'enfances qui se promettent, un jour, de voler jusqu'à elle. Trois amis que la vie sépare. Trois amis que la vie rassemble. Et toujours, cette grande tour, au-delà des nuages...
Car qu'est-ce que créer, au fond, si ce n'est chercher à voler soi-même jusqu'à une tour au-delà des nuages ? ! Si ce n'est, aussi, s'appliquer à tenir une promesse impossible que l'on s'est faite enfant ? !
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Autant dire qu'il faudra guetter les éventuelles sorties françaises de son premier moyen métrage SF (réalisé seul), Voices of a Distant Star : http://www.youtube.com/watch?v=dc--DFC2w00 ; ainsi que la sortie de sa mini série romanesque 5cm per Second (vitesse à laquelle sont supposés choir les mythiques pétales de cerisier...) http://www.youtube.com/watch?v=DH3Wzhv2UBA
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Rien que ces courtes bandes annonces ne peuvent que forcer un respect plus que mérité.
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Spéciale dédicace pour celles et ceux qui pourraient être tentés de croire, encore, que l'Art pourrait être ce Cannes sclérosant de par sa prétention formelle dépourvue de tout fond et son ennui mortel présenté comme gage de génie, là où il n'y émerge jamais ni rien d'original, ni rien qui soit plus que de l'arrogance ou de la poudre aux yeux.
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- Vous allez vous faire des amis, là, Maître !
- ça tombe bien Igor ! Je suis sur Internet EXACTEMENT pour ça !
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* Série TV :
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Côté pile : magnifique contre-exemple créatif, Life est l'archétype même de la série américaine hyper-formatée dont il n'y avait empiriquement rien à attendre tant elle ne cachait pas ses influences à but commercial revendiqué. Croisez donc les Experts : Miami avec ce bon vieux Dr House et vous obtenez...
Une réussite, contre toutes attentes. Vu son heure de diffusion plus que tardive (mercredi soir, en deuxième, voire troisième partie de soirée), on aurait très bien pu ne pas s'y arrêter, laisser la série se réduire à quelques lignes anonymisantes au détour d'un TéléLoisirs quelconque. Mais on serait alors passé à côté d'une des séries les plus enthousiasmantes de ces dernières années (dans le genre policier, elles ne sont pas nombreuses... Mais celle-ci parvient à rivaliser en excellence avec un Life on Mars version UK, auquel elle ferait presque de l'ombre, pour un peu... C'est dire l'exploit !), écrasant sans vergogne du bout du talon ses tout-à-coup très pales inspirateurs. Même le grinçant docteur perd de sa superbe, comparé au très lunaire inspecteur Cruz, relaché après avoir injustement passé plusieurs dizaines d'années en prison pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Caractère lumineux étouffant sa part d'ombre (à l'opposé exact de son jubilatoirement odieux modèle), accro aux fruits et à la philosophie zen, son seul caractère décalé suffit à transformer ce qui aurait pu n'être qu'une énième franchise estampillée cop and killer en série humaniste, optimiste, euphorisante, endorphinienne, à laquelle l'écran titre et l'intitulé elliptique vont comme un gant de velours.
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Personnages secondaires atypiques, intrigues soignées, orfèvrerie de répliques cryptiques, fil rouge classique mais bien suivi, B.O. rock mise en valeur... Tout concourt à élever l'ersatz en leçon d'écriture, ce qui expliquera sans doute pourquoi elle a été sommée de mettre clé sous la porte en fin de saison 2, hélas !
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Et parce que l'essayer, c'est l'adopter, la première saison vient juste de sortir en DVD. Quant à la seconde, elle s'achève cette semaine sur TF1. Et l'agent Cruz me manque déjà (sob !)...

Côté face : Lumina, web serie confidentielle en cours de réalisation, dont le statut de production "off" et le pitch seul ne peuvent qu'aiguiser la curiosité.
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Une femme tombe amoureuse d'un homme qu'elle ne peut voir... que sur la surface des miroirs. Et tous deux d'ouvrir des portes qui auraient dû rester fermées entre trois réalités parallèles antithétiques...
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Un Love-Thriller Fantastique dans lequel le meilleur pourrait bien cotoyer le pire (pitch délicat, maître L. en sait quelque chose : ne ressemble-t-il pas comme deux gouttes de sang bleu à l'un des siens ?), mais qui vaut bien d'avoir sa chance de par l'ambition, la prise de risque et le défi créatif qu'il représente. On en profitera au passage pour découvrir l'Enigmatic Army, dont il est l'un des futurs produits phares : un regroupement d'artistes boudés par le circuit officiel et qui n'ont qu'une seule règle, un seul idéal, une seule bannière... Créer comme ils l'entendent.

Plus de détails sur leur (magnifique) site : http://www.theenigmaticarmy.com/
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Et parce que, c'est bien connu, le désespoir rend boulimique, quelques futures découvertes en différé et investissements à venir :
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- Tin Man : à équidistance entre le Dixième Royaume et MirrorMask, six heures de merveilleux pour revisiter le monde du Magicien d'Oz et découvrir ce qu'il en est advenu après le départ de Dorothy. Le tout, sous le titre français fort peu inspiré de "Deux Princesses pour un Royaume", déjà dispo en Dvd...

http://www.youtube.com/watch?v=C0Rw1YpseHk

- Dr Who : pour compenser le manque cuisant de Life on Mars (et oublier la nullité du remake américain), retour sur une mythique série british au nombre d'épisodes incalculable, au fil de laquelle un candide TimeLord métamorphe épris d'espèce humaine voyage dans l'espace et le temps à bord d'une cabine téléphonique. Alors que son renewal modernisé culmine en quatrième saison, de judicieuses soldes Fnacquesques sur les coffrets des trois premières peuvent représenter le ticket d'embarquement idéal ! Monstres, aliens, second degré... De quoi mettre le thé à la bouche, isn't it ?

http://www.youtube.com/watch?v=if8TfV1DjZI&feature=related

Un regret cependant : la qualité de ces coffrets est, parait-il, plus que médiocre (pas de V.O., épisodes spéciaux manquants...). Mais à 20 euros pièce, difficile de bouder, en pile comme en face.

- Et sinon, la vie, ça va, Maître ?

- Que non pas, Igor ! Que non pas ! J-7 avant brisage de coeur. J-7 avant passage de concours. J-7 avant règlement de comptes. J-7 avant nouveau départ, mais pas forcément dans la bonne direction (à savoir : pas forcément dans la mienne !) ! Qu'est-ce que t'as à répondre à ça ?

- C'est la volonté de l'Île, Maître...

dimanche 17 mai 2009

People call me...



M. PRINCE !

...Just before they lock me in a specialized institute for "guys like me".
(But it the intention that counts !)
(Hooo, hello, Corto ! You're here, too ?)

Un M. Prince un peu décati, certes, mais qui n'a hélas toujours pas trouvé le fameux cheat code qui permet de stopper l'écoulement du temps dans l'extension Les Sims : Gros Losers (il paraît qu'il existe, pourtant, mais qu'il faut un Life Action Replay pour l'activer et une X Box 360, bouh)

La preuve par l'image (à ce niveau, c'est même carrément de l'icône !) :

(Le premier qui fera une réflexion quant à l'articulation alienesque de mon genoux droit aura une tapette et une intégrale de Ken le Survivant)

(je les lui emballerai moi-même)


(oui, oui, je roule en K2000, pour être raccord avec le personnage)

(en tout cas y'a un truc qui clignote et qui fait bip bip sous mon tableau de bord depuis que Corto m'a rendu visite la dernière fois, sous prétexte de m'emprunter un peu de sel)

(en fait, tous les épisodes de son combat contre Son Gohan...)


(Et après , on se demandera pourquoi je suis encore célibataire ? ! En matière de réponse, une bonne photo vaut mieux qu'un long discours... Alors une mauvaise, vous pensez bien)

(mais pensez-vous, seulement ?)


(Oh, c'est gentil d'être venus ! Avec des torches et des fourches, en plus)

(c'est... c'est pour moi ? Fallaiiiiitttt passsss !)

(notez au passage que j'ai le tein lumineux du gars qui a soit été touché par la grâce, soit acheté toute la gamme Neutrogéna juste pour faire plaisir à Kristin Kreuk et l'aider à être encore plus riche... C'est ça, l'amour)

(ou la légendairissime désespérance dont parlait Jaques Brel...)

Enfin bon, quant aux jaloux-rabats-joie peu doués en terme de secondegrisme qui pourraient être tentés de trouver tout cela fort fort ridicule, ils pourront toujours "relativiser" (tout étant relatif par ailleurs) en cliquant là-dessus : http://www.youtube.com/watch?v=lAPFUl-EjXQ

Ce "billet", juste pour dire que je n'ai pas que ça à faire, en ce moment, d'écrire des billets, et aussi faire taire les mauvaises langues qui trouvaient que ce blog manquait de fond, ces derniers temps...


















(la ressembance est plus frappée que frappante)

(quelle coïncidence : comme l'auteur de ce blog !)

Car c'est un fait aussi imparable qu'avéré : on ne peut pas manquer de ce qu'on ne cesse de toucher !

(ha haaaaa !)

- Vous parlez du RMI, maître ?

samedi 9 mai 2009

Billet 5 -

One Piece, c'est vachement bien.

Dedans, il y a des pirates et tout.

Corto.


(libellés message : blog, blag, bouffe, L., docteur Slash, Matt Tracker nu sous son mask, poulet, cités d'or, jour de la marmotte, fonction publique, dodo, miam, slurp, démiurge, espèce disparue, jour de la marmotte encore, prince de clair obscur, minoens, atlantide, gollum, gollum, article de fond, analyse fouillée, essai philosophique majeur, grant oeuvre, tout donné ce soir, travail d'une vie, nouvelle voie conceptuelle, Richard Dean Anderson, jour de la marmotte toujours, Tibob, Nostradap'titpimousse, Richard coeur de Twix, moi et l'écrit, moi et la télévision, moi et l'internet, billet, c'est pas bientôt fini avec ce fichu jour de la marmotte ?, poème en prose, manga, culture, Arté, jour de la marmotte forever !, kill Hamataro, Pikachu président !, anthroposophie, in marmottes I trust, ça pouvait pas tomber un dimanche ?, tiens ils ont aussi leur jour de la marmotte sur AB1 ? !, etc...)

samedi 18 avril 2009

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